Le patron du Medef revient à la charge et veut faire davantage travailler les Français

Alors qu’en Finlande, la Première ministre, Sanna Marin propose d’alléger les journées de travail et au Danemark, les retraites anticipées de certaines catégories de travailleurs seront financées en taxant les ultra-riches, en France, Geoffroy Roux de Bézieux, le patron du Medef, relance son appel à ouvrir le débat sur le temps de travail revu à la hausse.

Bien que sa suggestion de « travailler un peu plus » après le confinement ait suscité un véritable tollé, Geoffroy Roux de Bézieux a réitéré ses propos le mercredi 26 août.

« Je pense qu’il faudra rouvrir le débat » lorsque reprendront les négociations sur la réforme des retraites, c’est-à-dire « pas maintenant », mais « pas non plus en 2022 », a-t-il affirmé en ouverture de l’université d’été du Medef à l’hippodrome de Longchamp, dans l’ouest de Paris. 

Sur un ton sarcastique, il appelle les Françaises et Français à revoir à la hausse leur temps de travail afin de remettre en marche la machine économique hexagonale. « Le pays des 35 heures » doit se remettre en question.

Le patron du MEDEF n’est pas le seul à vouloir détruire les acquis sociaux en France. En pleine crise sanitaire, la sénatrice Sophie Primas avait déclaré que les français allaient devoir travailler plus, remettant également en cause les 35 heures et le congé dominicale.

« Il va falloir peut-être travailler un peu plus que 35 heures, il va falloir peut-être travailler le dimanche, et il va peut-être aussi falloir travailler le dimanche… Peut-être, peut-être, peut-être ! Et c’est confortable pour personne ! »

Récemment, le directeur de l’Institut Montaigne, Laurent Bigorne, a proposé de supprimer une semaine de congés payés en 2020 et de supprimer définitivement le jour férié de la Pentecôte. Ce proche d’Emmanuel Macron a même remis en cause les RTT et les 35 heures.

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