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Sénatrice LREM : « Il faudra peut-être travailler plus de 35h, le dimanche et en juillet et en août »


La République En Marche prépare déjà l’après pandémie et elle s’annonce loin des promesses du Président de la République. La sénatrice Sophie Primas a déclaré au Sénat qu’il va peut-être falloir travailler plus et même le dimanche et pendant les vacances d’été.

« Quand il va falloir redémarrer les entreprises, il va falloir mettre un coup de rein, il va falloir y aller ! Il va falloir peut-être travailler un peu plus que 35 heures, il va falloir peut-être travailler le dimanche, et il va peut-être aussi falloir travailler le dimanche… Peut-être, peut-être, peut-être ! Et c’est confortable pour personne ! »

Les propos de la sénatrice ont scandalisé de nombreux français. Le gouvernement a profité d’un conseil spécial des ministres sur la question du coronavirus pour enclencher le 49.3 sur le projet de lois sur les retraites, et désormais, il s’agirait de supprimer les droits sociaux des français après la crise sanitaire.

Un véritable scandale au moment où la précarisation des français n’a jamais été aussi flagrante. Ce gouvernement a fait de nombreux cadeaux fiscaux aux plus riches et voudrait désormais faire payer les plus pauvres. Les entreprises du CAC 40 ont profité des avantages fiscaux offerts par Emmanuel Macron pour reverser un maximum de dividendes aux investisseurs alors que les gilets jaunes manifestaient depuis plus d’un an dans les rues et qu’une grève inédite explosait dans le pays.

Les discours d’Emmanuel Macron ces derniers jours avaient donné quelques espoirs de changement dans sa politique néolibérale dévastatrice. Cependant, très peu ont crû à un véritable volte-face de l’Elysée, à l’image d’Olivier Delamarche qui déclarait récemment que le Président de la République « nous enfumait ». Et vraisemblablement, l’économiste avait encore une fois vu juste.

La crise sanitaire et économique doit être l’occasion pour les citoyens de pointer du doigt les défaillances des politiques menées depuis plus d’un demi-siècle. La financiarisation de l’économie, les mesures d’austérité contre les services publics, la diminution des impôts pour les plus riches, la privatisation de fleurons industriels français ou encore la globalisation des échanges qui affaiblissent les Etats et appauvrissent les sociétés doivent être repensés voire renversés.

Les dogmes économiques de ces dernières décennies ne doivent pas résister à cette crise qui rend légitime un changement complet de la façon d’organiser nos sociétés.

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Intervention complète de Sophie Primas :

Écrit par La Rédaction Issues

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