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Le port d’un masque réduit de 75% la transmission du coronavirus


Selon une nouvelle étude de scientifiques chinois, le fait de porter un masque peut réduire considérablement la transmission du coronavirus.

L’étude a été publiée dimanche par le département de microbiologie de l’université de Hong Kong. Les médias locaux ont indiqué qu’elle sera publiée dans la revue médicale Clinical Infectious Diseases, suggérant qu’elle doit encore faire l’objet d’un examen par les pairs.

Des expériences menées par une équipe à Hong Kong ont montré que le taux de transmission du coronavirus par les gouttelettes respiratoires ou les particules en suspension dans l’air chutait de 75 % lorsque des masques chirurgicaux étaient utilisés.

« Les conclusions qui en découlent pour le monde et le public sont que l’efficacité du port du masque contre la pandémie de coronavirus est énorme », a déclaré dimanche le Dr Yuen Kwok-yung, un éminent microbiologiste de l’université de Hong Kong qui a contribué à la découverte du virus du SRAS en 2003.

La conclusion de l’équipe intervient après des mois d’informations contradictoires des organismes de santé mondiaux concernant les masques. L’Organisation mondiale de la santé a mis en doute leur efficacité en dehors des milieux médicaux, tandis que les gouvernements, y compris celui d’Edouard Philippe, ont d’abord exhorté les citoyens à les laisser à l’usage des travailleurs de la santé, pour ensuite faire volte-face et encourager le port généralisé des masques.

L’étude, que l’équipe de Hong Kong appelle la première du genre, a utilisé des hamsters dans deux cages ; un groupe de hamsters infectés par le Covid-19 et l’autre sain. Les chercheurs ont créé trois scénarios différents : des barrières de masques placées juste sur les cages avec les sujets infectés, des masques couvrant les sujets sains, et un autre sans aucune barrière de masque, avec un ventilateur entre les cages permettant la transmission de particules entre elles.

Les chercheurs ont constaté qu’en l’absence totale de masques, deux tiers des hamsters sains (66,7 %) étaient infectés par le virus en une semaine. Cependant, lorsque le masque a été placé sur la cage infectée, le taux d’infection est tombé à 16,7%. Le taux d’infection est passé à 33% lorsque la barrière du masque n’était utilisée que pour couvrir la cage des hamsters sains.

Les hamsters qui étaient toujours infectés malgré la barrière du masque avaient également moins de virus dans leur corps que ceux infectés sans masque, ont constaté les chercheurs.

« Notre expérience sur les hamsters montre très clairement que si les hamsters ou les humains infectés – surtout ceux qui sont asymptomatiques ou symptomatiques – mettent un masque, ils protègent en fait d’autres personnes. C’est le résultat le plus probant que nous ayons obtenu ici », a déclaré M. Yuen.

« La transmission peut être réduite de 50% lorsque des masques chirurgicaux sont utilisés, en particulier lorsque les masques sont portés par des personnes infectées », a-t-il déclaré.

Les hamsters ont des récepteurs enzymatiques très similaires à ceux des humains, c’est pourquoi ils ont été choisis comme animaux de test pour l’expérience de Yuen.

« Jusqu’à ce stade, nous ne disposons pas d’un vaccin sûr et efficace. Ce qui reste pratique, c’est soit des mesures de distanciation sociale, soit le port de masques », a ajouté M. Yuen.

La seule solution pour éviter un nouveau confinement est le port généralisé du masque chirurgical. Contrairement aux pays occidentaux, les pays asiatiques avaient des stocks nécessaires de masques pour protéger leur population. A Hong-Kong, au Japon ou encore en Corée du Sud, les citoyens ont rapidement porté des masques pour éviter la transmission du virus.

Le gouvernement responsable ?

En France, la population n’a pas pu acheter de masques suite à des ruptures de stock intervenues dès la fin janvier dans certaines pharmacies. Les masques ont ensuite été réquisitionnés par l’Etat qui avait dilapidé son stock stratégique de masques FFP1 et FFP2 au cours des années précédentes.

Emmanuel Macron a déclaré récemment qu’il n’y avait jamais eu de pénuries de masques. Ces propos ont choqué les soignants qui depuis des mois dénoncent le manque de moyens dans les hôpitaux.

Pendant plusieurs mois, et malgré les critiques des scientifiques asiatiques, les responsables politiques et de la Santé ont assuré que le port du masque n’était pas nécessaire. Un énième mensonge d’un gouvernement qui n’a pas pris la mesure de la crise alors qu’il avait été informé au moins dès décembre 2019 par l’Ambassade Française en Chine. L’ex-Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, avait d’ailleurs confirmé le manque d’actions du gouvernement malgré les preuves de l’imminence du danger.

Ces dernières semaines, le discours des officiels français a changé. Désormais, le masque est présenté comme essentiel dans la lutte contre la propagation du Covid-19. Dans certaines villes ou certains endroits comme les transports publics, le port du masque est devenu obligatoire.

Écrit par La Rédaction Issues

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