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Coronavirus : la maire de Marseille évoque le risque d’une révolte suite aux nouvelles mesures sanitaires


Michèle Rubirola

Michèle Rubirola, la maire de Marseille, est encore hospitalisée mais elle a souhaité faire part de son mécontentement face aux mesures  » sans concertation » prises par le ministre de la Santé pour sa ville afin de lutter contre la propagation du coronavirus.

En effet, hier, mercredi 23 septembre la métropole d’Aix-Marseille a été placée en alerte maximale quant au Covid-19, dernier niveau avant l’état d’urgence sanitaire. Le ministre de la santé, Olivier Véran, a imposé la fermeture des bars et des restaurants et des lieux recevant du public sauf si un protocole sanitaire strict a été mis en place.

Michèle Rubirola répond aux questions de France Bleu Provence et se désole que les mesures ciblent, sans raison, les Marseillaises et Marseillais.

« C’est une décision qui a été prise sans concertation… Je déplore qu’elle soit venue d’en haut, ce n’est pas possible que les Marseillais subissent cette décision. »

« Pour moi, c’est une décision incompréhensible, inacceptable, il y a une sanction qui est prise à l’égard des Marseillais et Marseillaises. Là, on se retrouve devant une décision politique qui ne va que déplacer le problème. « 

La maire de la cité phocéenne met en lumière l’hypocrisie derrière ces restrictions qui ne vont, non seulement, pas régler le problème, mais le déplacer vers des lieux privés.

« Lorsque tout sera fermé, que vont faire les gens ? Ce sont surtout les lieux privés qui sont à risque et les gens vont se retrouver, et ça risque de repartir. »

Elle insiste également sur le sentiment de trahison vécu par la population locale qui peut réagir de manière virulente, selon elle.

« Si les gens ne comprennent pas une mesure, ils vont faire l’opposé de ce qu’il faut faire… Je ne vais pas dire qu’il va y avoir une révolution à Marseille, mais quand les gens ne comprennent pas, ils ne peuvent pas accepter, ils vont se révolter. »

Marseille appelle le gouvernement à revoir ses décisions dans la mesure où le nombre de tests effectués dans la ville est 34% plus élevé qu’à Paris avec 10.000 tests réalisés par jour, ce qu’explique Benoît Payan, Premier adjoint au maire de Marseille, au micro de BFMTV dans la vidéo ci-dessous.

Il revient notamment sur la motivation de Marseille à lutter contre l’épidémie en mettant en place des dispositifs de tests gratuits, en premier en France. Il souligne aussi son incompréhension en prenant en compte l’évolution quotidienne du nombre de nouveaux cas de contamination Covid-19 qui entame une baisse et demande alors davantage de « concertation », « d’écoute et de cohérence ».

« Le taux de positivité ne fait que reculer depuis le pic de l’épidémie. Ces premiers résultats encourageants auraient mérité d’être encouragés par le gouvernement. Pourtant, malgré ces efforts, notre territoire est une nouvelle fois sanctionné, montré du doigt. Alors comprenez que nous soyons aujourd’hui dans l‘incompréhension et la colère. Le ministre n’a pas pris la peine d’ouvrir une concertation », déclare le premier adjoint, qui affirme que « jamais de telles mesures n’avaient été évoquées » précédemment, et considère que cette décision est « un affront pour Marseille« .

Alors que les Marseillais demandent un délai de dix jours avant de prendre des mesures renforcées, Olivier Véran persiste et signe.

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Écrit par La Rédaction Issues

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