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Des classes bondées alors que le gouvernement demande aux étudiants d’être plus responsables


La question de la rentrée scolaire a été au centre de toutes les attentions depuis plusieurs semaines. Alors qu’au déconfinement, les établissements devaient respecter la règle d’isoler chaque enfant sur 4 m², puis celle-ci a été abaissée à un mètre latéral, désormais les élèves s’agglutinent dans des classes bien trop étroites.

De même, face à la multiplication des fermetures de classes et d’établissements, plus de deux milles classes en début de semaine, l’Etat a décidé de modifier les mesures sanitaires : les classes seront fermées seulement à partir de trois contaminations au coronavirus, et non plus un cas. Une nouvelle décision qui a fait bondir les enseignants qui dénoncent le manque d’organisation qu’avait promis Jean-Michel Blanquer pour cette rentrée 2020.

Et pourtant, voilà dans quelles conditions se déroulent les cours :

Par contre, subsiste le masque. Les élèves et les enseignants sont tenus de les porter toute la journée. Les enseignants et les élèves participent à l’effort demandé pour enrayer la pandémie alors même que certains se plaignent de maux de tête quotidiens. Ils reprochent toutefois au gouvernement de ne pas faire sa part en proposant des conditions décentes d’enseignement.

Les mesures de lutte contre la propagation du virus sont prises dans des hémicycles loin de la réalité. La presse et les politiques sont prompts à critiquer les jeunes qui font des soirées mais sont beaucoup plus silencieux quand il s’agit des classes surchargées.

Les étudiants ne sont pas dupes. Les consignes qui sont exigées par le président de la République ne sont pas applicables dans le cadre universitaire et pourtant les rassemblements de plus de dix personnes sont déconseillés voire interdits selon les zones.

Cette hypocrisie pose aussi la question de la mise en danger des élèves et de leur famille qui observent de plus en plus de contaminations au sein des populations les plus jeunes.

Les professeurs sont inquiets. Nicolas Glière, enseignant et membre du collectif « les stylos rouges » qui vise à faire entendre les revendications des personnels de terrain de l’éduction nationale, écrit :« on est en danger. Nos familles sont en danger. Nous demandons à ce que les classes soient en demi-groupe par mesure de sécurité ».

Même Gérard Darmanin, ministre de l’Intérieur, a été recadré par le vice-président de la commission d’enquête sénatoriale, René-Paul Savary, suite à son non-port du masque. Ironie de l’histoire, le Ministre de l’intérieur était venu annoncer près de 45 000 verbalisations en France pour la même infraction.

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Écrit par La Rédaction Issues

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