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10% de l’écorégion du Pantanal, en Amérique du Sud, a été dévastée par les incendies

Alors que l’Amazonie a connu sa pire vague d’incendies géants en août depuis 10 ans, l’écorégion du Pantanal, dans le Centre-Ouest du Brésil, n’est pas épargnée. Depuis janvier 2020, les incendies ont ravagé 1,7 million d’hectares ce qui représente l’équivalent de la moitié de la Bretagne. La zone qui s’étend sur 250 000 km² est pourtant reconnue par l’Unesco comme patrimoine mondial naturel. Elle vit une sécheresse record qui est augmentée par la déforestation.

Dans de nombreuses villes, un épais brouillard persiste, comme le mentionne la journaliste Louise Raulais dans le Mato Grosso. Il s’agit des fumées répandues par les incendies qui ont détruit 10 % de la végétation du Pantanal. Cette région est un biome (écosystèmes liés entre eux) très riche qui s’étend jusqu’en Bolivie et au Paraguay.

Durant la moitié de l’année, cette zone est submergée par les eaux, c’est même l’un des territoires les plus humides de la Terre. En dépit de sa diversité aquatique, une sécheresse historique frappe la région qui est déjà fragilisée par les monocultures. Le principal fleuve a atteint son niveau le plus bas depuis 50 ans. Le Mato Grosso arrive tristement à la deuxième place des régions brésiliennes les plus déboisées d’Amazonie.

Alexandre Rodrigues, brigadier pour la réserve du Sesc-Pantanal dans l’Etat du Mato Grosso, explique : “Je n’avais pas vu ça depuis la fin des années 1990. Cela fait un mois qu’on essaye de contenir les incendies jour et nuit, dans des conditions extrêmes ».

Incendies d’origine humaine

Plus de 90 % des incendies dans la région sont de nature humaine, comme des brûlis agricoles ou des feux de camp », précise Cristina Cuibália, biologiste.

Elle raconte que la sécheresse est due à une baisse de l’humidité en provenance d’Amazonie, où la déforestation a augmenté de 34 % entre août 2019 et juillet 2020. Le président Jair Bolsonaro affirme pourtant que les feux de forêt sont un “mensonge” et qu’il est victime des intérêts étrangers. En dépit des milliers de feux déclarés, le président s’évertuait début août à dire qu’ils n’existaient pas.

“Ils ne trouveront pas un seul foyer d’incendie, pas un seul hectare de déforestation”, a déclaré Jair Bolsonaro. “Cette histoire, selon laquelle l’Amazonie est en train de brûler, est un mensonge et nous devons la combattre avec les vrais chiffres”, a-t-il ajouté.

Il a préféré lancé de nombreuses diatribes à l’encontre du président français, Emmanuel Macron et d’autres dirigeants étrangers.

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