Loi Sécurité Globale : l’UE rappelle l’importance de laisser « les journalistes faire leur travail librement »

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La France de Charlie se transforme-t-elle en régime autoritaire contre les libertés notamment celles de la presse ? C’est en tout cas ce que craignent de plus en plus d’observateurs de la politique français jusqu’aux plus hautes sphères européennes.

Le porte-parole à la Commission Européenne pour l’État de droit et la Charte des droits fondamentaux a indiqué “suivre la situation de près” après les nombreuses critiques contre la loi controversée de Sécurité Globale.

« La Commission s’abstient de commenter des projets de loi, mais il va sans dire qu’en période de crise, il est plus important que jamais que les journalistes puissent faire leur travail librement et en toute sécurité », a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’exécutif européen, Christian Wigand.

Les manifestations contre la loi de Sécurité Globale ont lieu désormais tous les samedis dans toute la France. Les manifestants la dénoncent comme attentatoire à la “liberté d’expression” et à “l’Etat de droit”. Plusieurs articles sont visés par les critiques notamment celui sur le droit des citoyens à filmer les forces de l’ordre et à diffuser les vidéos sur Internet.

Marlène Schiappa a rappelé ce lundi matin dans l’émission Bourdin Direct que les journalistes enfreignant cette loi pourraient être traduits en justice. Une atteinte importante à la liberté de la presse.

« Comme toujours, la Commission se réserve le droit d’examiner la législation finale afin de vérifier sa conformité avec le droit de l’UE », a-t-il ajouté.

« Lors de l’élaboration de leur législation en matière de sécurité, les États membres doivent respecter le principe de proportionnalité et trouver le juste équilibre entre la garantie de la sécurité publique et la protection des droits et des libertés des citoyens, y compris la liberté d’expression, la liberté des médias, la liberté d’association, le droit au respect de la vie privée et l’accès à l’information », a rappelé le porte-parole.

Les critiques contre la politique du gouvernement Macron se multiplient à l’international. Le président de la République est d’ailleurs accusé d’avoir fait supprimer deux articles critiques à son encontre dans les médias américains Politico et The New York Times. La loi de “Sécurité Globale” et les polémiques autour du “séparatisme” présumé des musulmans français sont vues comme une régression de l’Etat de droit, une politique de stigmatisation des minorités et une dérive autoritaire.

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