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Les Emirats arabes unis veulent augmenter leur capacité de production de pétrole à 5 millions de barils par jour

Les Emirats arabes unis ont décidé d’accroitre leur capacité de production de pétrole et de gaz pour atteindre 5 millions de barils d’ici 2030. Une décision en complète opposition avec les restrictions de l’OPEP+ en matière de production de pétrole et des politiques contre le réchauffement climatique.

Le Conseil suprême du pétrole d’Abou Dhabi, l’organe suprême de la politique énergétique des membres de l’OPEP, a approuvé un budget de 448 milliards de dirhams (122 milliards de dollars) pour les dépenses en pétrole et en gaz naturel au cours des cinq prochaines années, ont rapporté les médias d’État dimanche.

Le cartel pétrolier OPEP+ – une alliance entre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et d’autres pays tels que la Russie – a cherché à réduire la production de ses membres après que la pandémie de coronavirus ait ravagé les économies et provoqué un chute dans la demande d’énergie. Le pays souhaite pouvoir exploiter toute pénurie de l’offre une fois que les marchés pétroliers se seront redressés.

“C’est une mesure proactive qui prévoit le potentiel de futures pénuries d’approvisionnement et qui voit un besoin de production à faible coût dans les prochaines années”.

Adnoc, propriété du gouvernement d’Abu Dhabi, pompe presque tout le pétrole des EAU, le plus grand producteur de l’OPEP après l’Arabie Saoudite et l’Irak. La société prévoit de faire passer la capacité quotidienne d’environ 4 millions de barils à 5 millions de barils d’ici 2030. L’OPEP+ a plafonné la production des EAU à environ 2,6 millions de barils par jour jusqu’à la fin de l’année.

La semaine dernière, des responsables d’Abu Dhabi, la capitale des EAU, ont lancé en privé l’idée que le pays pourrait quitter l’OPEP, une mesure très inhabituelle qui déstabiliserait probablement les marchés pétroliers. Le ministre de l’énergie, Suhail Al-Mazrouei, a déclaré plus tard que les EAU “ont toujours été un membre engagé”, bien qu’il n’ait pas abordé l’avenir du pays dans le cartel.

Les annonces d’un vaccin contre le Covid-19 ont donné un coup de fouet aux cours pétroliers. Le baril de Brent a franchi le seuil des 45 dollars, au plus depuis fin août. Les membres de l’OPEP+ se réunissent la semaine prochaine pour décider s’il convient d’augmenter la production en janvier, l’assouplissement des restrictions ayant commencé en mai au plus fort de la pandémie. Les pays producteurs pourraient être contraints de retarder la hausse suite à une deuxième vague importante en Europe et aux Etats-Unis qui retarde la relance économique.

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