in ,

Interdiction de diffuser des images de policiers : Marlène “Schiappa crache le morceau chez Bourdin” | VIDEO

Face à Jean-Jacques Bourdin, Marlène Schiappa a confirmé que les journalistes qui diffuseront à la télévision ou sur les réseaux sociaux les images d’un policier seront attaqués en justice.

“Il y a une loi et donc maintenant il appartient au magistrat de dire si le journaliste sera condamné”, explique la Ministre déléguée rattachée au Ministère de l’Intérieur.

Une confirmation pour de nombreux journalistes qui accusent depuis plusieurs jours Gérald Darmanin d’avoir des propos contradictoires et ambigus sur l’article 24 de la Loi de Sécurité Globale.

L’article de loi prévoit, « sans préjudice du droit d’informer », de pénaliser d’un an de prison et 45 000 euros d’amende la diffusion de « l’image du visage ou tout autre élément d’identification » d’un policier ou d’un gendarme en intervention lorsque celle-ci a pour but de porter « atteinte à son intégrité physique ou psychique ».

Sur Twitter, le journaliste Taha Bouhafs, à l’origine de l’affaire Benalla, a relayé la vidéo et son commentaire n’est pas passé inaperçu.

“On ne peut pas faire plus clair…. Schiappa crache le morceau chez Bourdin”, écrit le reporter sur un tweet partagé 1 800 fois.

Marlène Schiappa a rapidement réagi sous le tweet en accusant le reporter d’avoir coupé seulement un extrait de l’entretien accordé à BFM TV. Taha Bouhafs a répondu à la ministre déléguée qu’il n’était pas là “pour relayer vos éléments de langage”.

“Je ne suis pas là pour relayer vos éléments de langage à la mord-moi-le-noeud. Vous dites texto dans l’extrait qu’un journaliste pourra être amené devant un tribunal, voire condamné pour ses images. Ça suffit amplement.”

D’autres personnalités et associations ont réagi aux propos de Marlène Schiappa comme la SNJ-CGT (syndicat des journalistes de la CGT), l’avocat de la Ligue des Droits de l’Homme, Arié Alimi, ou encore la Secrétaire Nationale Adjointe d’Europe Ecologie les Verts, Sandra Regol.

Malgré cet accrochage avec la Ministre déléguée, le journaliste Taha Bouhafs, l’avocat Arié Halimi, David Dufresne, journaliste, ou encore Anne-Sophie Simpere d’Amnesty International et une dizaine d’autres acteurs associatifs seront reçus par le Ministère de l’Intérieur en fin d’après-midi afin d’évoquer la loi de Sécurité Globale.

LIRE AUSSI : Darmanin veut forcer les journalistes à se “rapprocher de la Préfecture” avant de couvrir une manifestation

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Les Emirats arabes unis veulent augmenter leur capacité de production de pétrole à 5 millions de barils par jour

    député LREM état autoritaire

    “Nous allons tranquillement vers un État autoritaire” dénonce la députée LREM, Nathalie Sarles