L’extrême droite européenne prend les armes et recrute des militaires

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L’extrême droite européenne qui a le vent en poupe ces dernières années recruterait de plus en plus dans les rangs des militaires et des forces de police. Un rapport confidentiel d’Europol fait état d’un phénomène nouveau de plus en plus répandu.

Les médias allemands Süddeutsche Zeitung, WDR et NDR ont obtenu un rapport confidentiel d’Europol sur le recrutement de l’extrême droite au sein des forces de l’ordre et militaires.

«Dans l’objectif de renforcer leurs capacités physiques et leur aptitude au combat, les groupes d’extrême droite tentent de recruter des membres des services militaires et de sécurité, afin d’acquérir leur expertise dans ce domaine», indique le rapport.

Les services de sécurité européens sont de plus en plus touchés par les discours d’extrême droite. A travers les vidéos Youtube et les réseaux sociaux, des militaires et policiers se radicalisent.

En novembre 2018, Mikko Vehvilainen, caporal de l’armée britannique a été condamné à huit années de prison pour avoir tenté de recruter des militaires pour le compte du groupe néonazi Action nationale interdit au Royaume-Uni. Le militaire âgé de 34 ans souhaitait créer une « colonie réservée aux blancs » dans un village gallois pour se préparer à la « guerre raciale ».

D’autres cas ont fait la une des médias comme en Allemagne où un officier militaire a été arrêté alors qu’il préparait une action terroriste contre des réfugiés syriens. En France, un militaire avait été arrêté avant qu’il ne prenne d’assaut une mosquée le jour de l’aïd. Récemment, le groupe Action des forces opérationnelles (AFO) qui réalisait notamment des stages de survie et préparait à une guerre raciale contre-insurrectionnelle contenait en son sein des ex-militaires français.

Le sport et les tribunes

Les groupes d’extrême droite recrutent également dans le sport et les tribunes des stades. En Angleterre, l’EDL (English Defense League) regroupe notamment d’ex-hooligans qui souhaitent combattre « l’islamisation ».

Des sportifs font aussi leur apparition dans les groupes d’extrême droite à l’image du combattant de MMA néonazi Denis Kapustin de nationalité russe qui fait la promotion du suprématie blanc à travers sa marque White Rex. Ou encore Pascal Mancini, sprinteur de 30 ans, qui a été exclu de la fédération suisse d’athlétisme après des propos racistes contre les joueurs de l’Equipe de France sur son Facebook.

Guerre civile en France

En 2016, Patrick Calvar, patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), évoquait pour la première fois une possible « guerre civile » des extrêmes en France.

« Les extrémismes montent partout et nous sommes, nous, services intérieurs, en train de déplacer des ressources pour nous intéresser à l’ultra-droite qui n’attend que la confrontation », prévenait-il.

Le dernier discours d’Eric Zemmour ne fait que confirmer les risques évoqués par les rapports des services de renseignement. Le polémiste condamné pour incitation à la haine raciale a évoqué « une guerre contre l’homme blanc hétérosexuel » devant un public en délire lors de la « convention de la droite » organisée par Marion Maréchal-Le Pen.

Emmanuel Macron, qui s’était présenté lors des dernières élections présidentielles comme le rempart face à l’extrême droite, a récemment lancé sa deuxième partie de quinquennat sur le thème de l’immigration. Le président empêtré dans la crise sociale des gilets jaunes prépare déjà les prochaines élections en relançant le thème principal du Rassemblement national. Pour certains experts, faire le jeu de l’extrême droite pourrait s’avérer extrêmement dangereux pour le candidat sortant mais aussi pour la démocratie en France. La montée du populisme, le rejet des élites et la crise économique qui se prépare pourra propulser un candidat nationaliste à l’Elysée.

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