Sous la pression d’une centaine d’agriculteurs, la maire de Savigny-le-Temple suspend son arrêté anti-pesticides

Savigny-le-Temple pesticides manifestant agriculteur

La maire socialiste de Savigny-le-Temple a suspendu son arrêté anti-pesticide après une action coup de poing d’une centaine d’agriculteurs de Seine-et-Marne.

Dès 7h du matin, une centaine d’agriculteurs a répondu à l’appel de la FDSEA 77 en se rendant massivement devant la mairie de Savigny-le-Temple. Accompagnés d’une vingtaine de tracteurs remplis de déchets déposés illégalement sur leurs champs, les agriculteurs ont souhaité se faire entendre et montrer leur détermination.

« On nous traite de pollueurs mais il faut voir les horreurs que l’on découvre dans nos champs, s’emportent-ils. On ne compte plus les bouteilles remplies d’urine envoyées par les chauffeurs routiers ».

La maire Marie-Line Pichery a accepté de rencontrer une délégation de manifestants qui a obtenu la suspension de l’arrêté sur les pesticides après deux heures de discussions. La suspension est symbolique puisque la Préfecture de Seine-et-Marne aurait de toute manière fait lever l’arrêté anti-pesticides.

« Avec le changement climatique, on sent monter la psychose, explique Christine, qui cultive 213 ha à La Grande-Paroisse. Mais c’est injuste de s’en prendre à nous. Les produits ménagers et le tabac, c’est bien plus dangereux ».

« Vous allez aussi interdire la circulation des voitures à 150 m des écoles pour éviter que les enfants respirent des particules fines ? », ironise une jeune éleveuse de bovins devant la maire venue à la rencontre des manifestants.

« On ne pulvérise pas de glyphosate sur les céréales. C’est interdit, rappelle Christine. On l’utilise en interculture, pour désherber », déclare un agriculteur.

Les manifestants ont tenté de rassurer sur leurs pratiques tout en pointant du doigt les produits venant d’autres pays comme le Brésil. Les agriculteurs se sont plaints d’un deux poids deux mesures au niveau des normes santiaires.

Certains ont ironisé en appelant les écologistes à venir « biner à la main des centaines d’hectares ». Car selon eux, « sans produits phytosanitaires, on ne pourra pas nourri la France, il faudra importer ».

Les divisions sur la question des pesticides semblent loin d’être réglées. La montée d’un courant écologiste fort chez la jeunesse a poussé les maires à réagir.

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