Alberto Borges, océanographe à l'Université de Liège, a mené une étude comparative en Belgique et en Afrique sur l'oxydation microbienne du méthane dans les rivières, un processus naturel par lequel certaines bactéries consomment ce puissant gaz à effet de serre avant qu'il ne soit rejeté dans l'atmosphère. Ses recherches révèlent que ce filtre biologique, plus actif dans les fleuves africains que dans les fleuves belges, reste insuffisant pour compenser la hausse des émissions de méthane attendue du fait du réchauffement climatique et de la pollution par les nitrates.
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