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Les services secrets italiens craignent une « révolte spontanée ou organisée » à cause de l’effondrement du système


Les services secrets italiens ont présenté au Premier Ministre Giuseppe Conte un rapport sur une possible révolte dans le sud du pays liée à l’effondrement du système de santé et au manque de moyens des habitants.

Les services secrets soulignent qu’il existe un « danger potentiel de révoltes et de rébellions spontanées ou organisées, en particulier dans le sud de l’Italie, où l’économie souterraine et la présence généralisée du crime organisé sont deux des principaux facteurs à risque », indique Dagospia.

Le rapport est top secret, mais d’après certaines sources, il indique le danger d’une escalade des émeutes. Tout pourrait partir « de la fragilité et de l’effondrement éventuel des hôpitaux, qui peuvent dans un premier temps conduire à des rébellions liées au manque d’assistance » des populations bien plus pauvres que dans le Nord du pays. Le « dernier maillon de cette escalade dans le Sud pourrait être déterminé par une possible ingérence du crime organisé « , explique le document rapporté par la presse nationale.

Comme l’indique Dagospia: « Les parkings abusifs, les contrebandiers, les trafiquants de drogue, en ce qui concerne l’économie illégale, mais également la part importante de travailleurs illégaux (caissiers, paysans, barmans, serveurs) employés dans des entreprises maintenant obligés de fermer, ne sauront bientôt plus comment joindre les deux bouts. »

Sur Facebook, les italiens de Sicile ne mâchent plus leurs mots et appellent au pillage des magasins.

« Pour nous faire entendre il faut qu’on pille les supermarchés (…), c’est ça la seule véritable révolte ». « Il n’y a que ceux qui ont un vrais contrat de travail qui peuvent rester chez eux, en ce qui nous concerne si l’Etat veut qu’on reste enfermés il faut qu’il nous ramène à manger et qu’il paye nos loyers, on n’est pas Cristiano Ronaldo »

Partant d’un problème concret de structures hospitalières proches de l’effondrement et du manque d’assistance, une grave ingérence du crime organisé pourrait également se produire.

Il est également fait référence à un cas de vol à l’arrachée survenu la semaine dernière à Naples. Un homme des quartiers espagnols a arraché le sac de provisions des mains d’une dame âgée. Un signe à ne pas sous-estimer. Les travailleurs non déclarés, qui selon les données de 2019 étaient au nombre de 3,7 millions, se retrouvent sans ressource et vivent actuellement sur leurs économies.

 «La question que se posent maintenant les analystes des services de renseignement est de savoir combien de temps peuvent se débrouiller ces quatre millions de citoyens sans gagner d’argent ? Et surtout, que se passera-t-il si l’épidémie de coronavirus rend indispensable la prolongation des mesures de confinement déjà en place depuis longtemps ? », explique Il Mattino. 

« La présence du crime organisé dans la région doit également être ajoutée à cette variable – rapporte le journal. C’est pourquoi les autorités se sont concentrées sur l’application des mesures visant à contenir la contagion, mais également sur la surveillance du comportement des clans face à la crise actuelle. La crainte, non négligée par les services de sécurité, est que la capacité de contrôler le territoire dans certaines régions du Sud pourrait inciter les patrons à provoquer des troubles et à tirer parti du sentiment d’intolérance des citoyens « .

En France, les éditorialistes habitués des plateaux de télévision craignent également « une gilet jaunisation des esprits« . La pénurie de masques, les révélations d’Agnès Buzyn après les élections municipales et la multiplication des mensonges d’Etat autour de la gravité du virus ont provoqué une défiance des citoyens vis-à-vis de la communication de l’Elysée.

Écrit par La Rédaction Issues

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