Une nouvelle étude remet en question la croyance selon laquelle les nouveau-nés humains auraient un cerveau nettement moins développé que les autres primates. L’étude a révélé que les humains naissent à un niveau de développement typique des primates, mais que leur cerveau se développe davantage après la naissance, ce qui donne l’impression de sous-développement. Cette découverte modifie la compréhension de l’évolution du cerveau humain, montrant que la plasticité cérébrale chez les humains n’est probablement pas due au fait qu’ils naissent moins développés que les autres primates.
Une étude de l’UCL révèle que le cerveau des nouveau-nés humains est développé de manière similaire à celui des autres primates à la naissance, avec une croissance significative après la naissance, remettant en question les notions antérieures sur le développement et l’évolution du cerveau humain.
Contrairement à ce que l’on croit actuellement, le cerveau des nouveau-nés humains n’est pas significativement moins développé que celui des autres primates. espècesmais cela semble être le cas parce qu’une grande partie du développement cérébral se produit après la naissance, selon une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’University College London (UCL).
Comprendre la croissance cérébrale chez les humains et les primates
L’étude, publiée le 4 décembre dans la revue Écologie et évolution de la naturea découvert que les humains naissent avec un cerveau à un niveau de développement typique des espèces de primates similaires, mais que le cerveau humain devient tellement plus grand et plus complexe que celui des autres espèces après la naissance, cela donne une fausse impression que les nouveau-nés humains sont sous-développés, ou « nidicoles ». .»
L’auteur principal, le Dr Aida Gomez-Robles (UCL Anthropology), a déclaré : « Ce nouveau travail change la compréhension globale de l’évolution du développement du cerveau humain. Les humains semblent beaucoup plus impuissants quand ils sont jeunes comparés aux autres primates, non pas parce que leur cerveau est relativement sous-développé, mais parce qu’ils ont encore beaucoup de chemin à parcourir.
Repenser le développement évolutif du cerveau humain
Les scientifiques comparent le développement cérébral de différentes espèces en mesurant la taille de leur cerveau de nouveau-né à celle de leur cerveau d’adulte. Les humains naissent avec un pourcentage relativement plus faible de la taille de leur cerveau adulte, par rapport aux autres primates, ce qui donne l’impression qu’ils naissent moins développés. Cependant, cette nouvelle recherche montre que cette mesure est trompeuse, car d’autres mesures du développement du cerveau humain montrent que les humains sont largement en phase avec d’autres espèces de primates telles que les chimpanzés, les bonobos, les gorilles et les orangs-outans.
Remettre en question les croyances dominantes en biologie évolutive
La recherche remet en question une compréhension dominante du développement évolutif du cerveau humain. Jusqu’à présent, en raison de leur impuissance et de leur mauvais contrôle musculaire, on a longtemps cru que les humains naissaient avec un cerveau comparativement moins développé que les autres primates. On pensait que cela était le résultat d’un compromis évolutif permettant aux têtes des bébés de passer dans le canal génital de leur mère, ce qui les obligerait à se développer davantage en dehors de l’utérus.
Sur la base de cette compréhension, les scientifiques ont suggéré que, parce que les humains sont apparus relativement sous-développés, leur cerveau est plus malléable au cours de la première période de la vie et plus facilement affecté par les stimuli environnementaux à mesure qu’ils grandissent. On pensait que ce sous-développement à la naissance favorisait une plus grande plasticité cérébrale, facilitant finalement l’intelligence humaine.
Croissance du cerveau humain : une perspective différente
Au lieu de cela, les chercheurs ont découvert que même si le cerveau humain met plus de temps que celui des autres espèces à atteindre sa pleine capacité, ce n’est pas parce qu’il apparaît nettement moins développé à la naissance, mais parce que son cerveau se développe beaucoup plus tard dans la vie. Les chercheurs ont ajouté que leurs découvertes ne nient pas l’importance de la plasticité cérébrale dans l’évolution humaine, mais rendent peu probable que cette plasticité accrue résulte d’une naissance moins développée que les autres primates.
Analyse complète du développement du cerveau des mammifères
Pour comprendre le développement évolutif du cerveau humain, les chercheurs ont analysé le développement cérébral de 140 espèces de mammifères différentes, notamment des primates, des rongeurs et des carnivores modernes, ainsi que les fossiles des premiers humains et des hominidés ancestraux apparentés. Ils ont comparé la durée de la gestation fœtale chez les mammifères modernes, la taille relative du cerveau et du corps des nouveau-nés par rapport à leur taille adulte, ainsi que la taille globale du cerveau des nouveau-nés et des adultes pour comprendre l’évolution du cerveau humain.
Ils ont découvert que même s’il existe des variations majeures dans le développement du cerveau à la naissance entre différentes espèces de mammifères, les primates sont relativement cohérents les uns avec les autres. Les humains ne naissent pas à des niveaux de développement significativement inférieurs à ceux des primates modernes, ni à ceux de leurs ancêtres hominidés. De même, la période de gestation humaine n’est pas plus courte que celle à laquelle on pourrait s’attendre par rapport aux autres primates.
La recherche a été soutenue par la National Science Foundation et le Instituts nationaux de la santé aux Etats-Unis.


