2020 bien partie pour devenir l’année la plus chaude jamais enregistrée en France

Cet été a été marqué, en dehors de l’épidémie de coronavirus, par de fortes périodes caniculaires. Elles ont été violentes sur quasiment tout le territoire hexagonal avec un pic de chaleur le dimanche 9 août à 39,1°C.

Paris « vit sa semaine la plus épouvantablement chaude depuis 1873, hors août 2003 », avait constaté François Jobard, prévisionniste à Météo-France, le 12 août.

Aussi, lorsque l’on s’intéresse aux jours de répartition de fortes chaleur sur les 50 dernières années, ces épisodes sont de plus en plus récurrents. Ainsi, depuis 2009, tous les ans, le thermomètre dépasse au moins une fois la barre des 35°C l’été.

Pour l’année 2020, la période janvier-août, soit près des 2/3 de l’année, a été marquée par une hausse des températures de +1,72°C par rapport à la norme nationale. A titre de comparaison, en 2003, cette même période a vu ses températures augmenter de +1,40°C et +1,36°C pour 2018. Donc ces huit premiers mois de 2020 marquent la période la plus chaude jamais enregistrée en France.

Ces données s’inscrivent dans la récurrence et dans un processus de long terme puisque le mois d’août est désormais le 15éme mois consécutif , depuis juin 2019, à subir une hausse des températures par rapport à la moyenne 1981-2010, selon Météo France.

Le phénomène est d’autant plus visible et impressionnant lorsque l’on prend en considération l’évolution des températures en France de 1900 à 2020, comme le stipule le tableau récapitulatif de Météo France.

Un été 2020 aride

En parallèle, les données pluviométriques notifient que les mois de juillet et août ont été très pauvres en précipitations. Par rapport à la moyenne 1981/2010, les pluies ont été rares et de nombreux départements tendent vers la sécheresse.

Qu’il s’agisse des températures record ou moyennes ou encore de la pluie, le dérèglement climatique se fait de plus en plus alarmant en France.

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