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Shell touche le fond en bourse après avoir annoncé se tourner vers les énergies renouvelables

Royal Dutch Shell est tombée à son plus bas niveau en bourse depuis 25 ans après l’annonce d’une restructuration de l’ensemble de la société. Cette nouvelle chute démontre l’ampleur du défi que doivent relever les plus grandes compagnies pétrolières pour convaincre les investisseurs de leurs ambitions écologiques.

Avec ses pairs européens, Shell s’est engagée dans une transformation pour devenir une entreprise plus propre et plus verte, avec beaucoup moins d’actifs dans le pétrole d’ici le milieu du siècle. Si de nombreux investisseurs ont accueilli favorablement cette nouvelle orientation, d’autres craignent que les énergies renouvelables soient moins rentables.

Les actions de Shell-B ont clôturé jeudi 1er octobre à leur plus bas niveau depuis novembre 1995. Son concurrent BP Plc, basé à Londres, est également tombé à son plus bas niveau depuis 25 ans pour la deuxième semaine consécutive indique Bloomberg.

«La transformation de Shell vers une organisation plus légère et moins carbonée est une bonne solution à long terme», a écrit l’analyste de Barclays Plc Lydia Rainforth dans une note de recherche.

La compagnie anglo-néerlandaise a annoncé mercredi pas moins de 9000 suppressions d’emplois d’ici la fin de l’année 2022, ce qui devrait permettre de réaliser des économies de coûts de l’ordre de 2,5 milliards de dollars. Ces licenciements s’inscrivent dans le cadre d’une restructuration plus large de l’entreprise en pleine crise économique.

«Nous devons être une organisation plus simple, plus rationalisée et plus compétitive», a déclaré le PDG Ben van Beurden dans un communiqué.

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Shell et ses pairs sont confrontés depuis début 2020 à l’impact de la pandémie de coronavirus sur la demande mondiale et les prix du pétrole. La compagnie a réduit ses dividendes pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, ainsi que ses dépenses d’investissement au début de l’année, afin de réduire ses coûts.

Le titre a chuté de 59 % depuis le début de l’année, contre 22 % pour l’indice FTSE 100. Les concurrents de Shell, BP Plc, ont perdu 54 % cette année, tandis que Total a chuté de 42 %.

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