Face aux sanctions américaines, le Vénézuela réfléchit à utiliser les cryptomonnaies

Venezuela crise économique cryptomonnaie

La banque centrale vénézuélienne effectue des tests internes pour déterminer si elle peut contenir des cryptomonnaies dans ses caisses. La demande vient  de la Petroleos de Venezuela SA, qui semble vouloir payer ou recevoir de la monnaie numérique pour continuer à faire des échanges commerciaux.

Les sanctions américaines contre le Vénézuela ont largement isolé le pays du système financier mondial, exacerbant l’une des crises économiques les plus graves du monde et contraignant les autorités à utiliser un nombre important de méthodes pour déplacer les fonds.

Alors que les tentatives antérieurs de Maduro pour lancer la première crypto monnaie souveraine du monde a échoué, les efforts continus pour utiliser les monnaies numériques plus connus comme le bitcoin ou encore Ethereum afin de contourner les restrictions.

Le producteur de pétrole national Petroleos de Venezuela SA (PDVSA) a eu du mal à se faire payer par ses clients par les canaux conventionnels parce que les grandes banques hésitent à faire affaire avec une entité sanctionnée par les Etats-Unis. Le mois dernier, l’entreprise a reçu la majeure partie d’un paiement de 700 millions de dollars en yuan chinois après que les parties se sont efforcées de trouver des institutions financières qui faciliteraient une transaction.

Afin de se protéger contre les effets d’autres sanctions, le gouvernement vénézuélien a également envisagé la possibilité de passer à un système de messagerie des paiements internationaux géré par la Russie comme alternative au système SWIFT utilisé par la plupart des institutions financières.

Le Vénézuela fait face à un effondrement total de son économie doublé d’une crise politique ayant engendré des sanctions financières américaines. Au moins un dixième de la population vénézuélienne aurait quitté le pays suite à une chute de 40% du PIB et à une inflation d’au moins 130 000% en 2018.

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