Une étude révolutionnaire révèle que deux régions cérébrales clés, auparavant considérées comme dédiées au traitement du langage, sont en réalité davantage impliquées dans la mémoire de travail socio-sémantique, remettant en question les visions traditionnelles du langage et de la cognition sociale.
Une étude menée par le professeur LIN Nan et son équipe à l’Institut de psychologie de l’Académie chinoise des sciences a révélé que lors du traitement des phrases, l’activité cérébrale dans deux régions canoniques du langage, en particulier la jonction temporopariétale ventrale gauche (vTPJ) et la jonction temporale antérieure latérale lobe (lATL), est associé à la mémoire de travail socio-sémantique plutôt qu’au traitement du langage en soi.
L’étude a été récemment publiée dans la revue Nature Comportement humain.
Relier le langage et la cognition sociale
Le langage et la cognition sociale sont deux capacités profondément interdépendantes de l’être humain. espèces mais ont traditionnellement été étudiés comme deux domaines distincts. Le traitement des phrases et les tâches sociales peuvent évoquer une activité neuronale dans le vTPJ et lATL gauche, ce qui suggère que la fonction de ces régions pourrait lier la compréhension du langage à la cognition sociale.
Cependant, des études antérieures ont attribué l’activité de ces régions dans les tâches linguistiques à un traitement sémantique et/ou syntaxique général, alors que leur activité dans les tâches sociales est attribuée à l’activation de concepts sociaux.
Nouvelle hypothèse et méthodologie
Dans cette étude, les chercheurs ont testé une nouvelle hypothèse selon laquelle l’activité du vTPJ gauche et du lATL dans le langage et les tâches sociales est toutes deux due à une composante cognitive commune, à savoir la mémoire de travail socio-sémantique.
En utilisant IRMf expériences, ils ont validé que ces régions n’étaient sensibles aux phrases que si les phrases transmettaient une signification sociale. De plus, ces régions présentaient une activité socio-sémantique-sélective persistante après la disparition des stimuli linguistiques et étaient sensibles à la socialité des stimuli non linguistiques.
De plus, ces régions étaient plus étroitement liées aux zones de traitement socio-sémantique qu’aux zones de traitement des phrases.
Implications et soutien
Les résultats indiquent que les vTPJ et lATL gauches ne sont pas spécifiques au traitement du langage et contribuent à la compréhension du langage via la mémoire de travail socio-sémantique.
« Depuis les années 1990, il a été observé de manière constante que le vTPJ et lATL de gauche sont sensibles au traitement des peines. Par conséquent, nos résultats étaient assez surprenants », a déclaré le professeur LIN, auteur correspondant de l’étude.
Ces découvertes sont susceptibles d’obliger à une reconsidération majeure de l’organisation fonctionnelle du réseau cortical du langage, et elles apportent également une nouvelle contribution importante au domaine des neurosciences sociales, selon un critique de Comportement humain.
Cette étude a été soutenue par la Fondation nationale des sciences naturelles de Chine, la Fondation scientifique de l’Institut de psychologie et le grand programme national d’innovation scientifique et technologique 2030.


