in ,

La Turquie frappe « 100 cibles » après des bombardements de l’armée syrienne qui ont tué 5 soldats turcs


Une attaque des forces gouvernementales syriennes a tué cinq soldats turcs dans le nord-ouest de la Syrie lundi, menaçant une nouvelle escalade dans la région après une autre frappe d’artillerie meurtrière la semaine dernière.

Les responsables de la défense turque ont déclaré que cinq autres soldats ont été blessés lors d’un bombardement « intense » à Taftanaz dans la province d’Idlib, au nord-ouest du pays, le dernier bastion des rebelles en Syrie.

La Turquie a immédiatement répondu et « neutralisé » plus de 100 cibles ennemies, a déclaré le ministère de la défense dans un communiqué.

« Une attaque odieuse a eu lieu aujourd’hui à Idlib, où nos militaires servent, conformément à nos droits en vertu du droit international, à mettre fin à la violence et à atténuer la crise humanitaire », a écrit Fahrettin Altun, le directeur de la communication du président turc Recep Tayyip Erdogan, sur Twitter.

« La Turquie a riposté à l’attaque en détruisant toutes les cibles ennemies et en vengeant nos troupes tombées au combat. Le criminel de guerre, qui a ordonné l’attaque odieuse d’aujourd’hui, a visé toute la communauté internationale, et pas seulement la Turquie ».

La semaine dernière, huit militaires turcs ont été tués dans une attaque similaire à Saraqeb, au sud de Taftanaz. La réponse turque avait fait au moins 13 morts parmi les soldats syriens.

Suite à cette attaque, Ankara a exiger que les forces gouvernementales syriennes se replient sur les lignes convenues dans le cadre d’un cessez-le-feu de 2018 avant la fin du mois de février. Cependant, l’armée syrienne a promis de poursuivre sa campagne, qui vise à saisir deux autoroutes reliant Alep à d’autres zones contrôlées par le gouvernement.

Cette nouvelle escalade de la violence est intervenue alors qu’une délégation russe arrivait à Ankara pour de nouvelles discussions sur les combats en Syrie. La Russie et l’Iran soutiennent le président syrien Bachar al-Assad tandis que la Turquie soutient certains des groupes d’opposition qui ont fait d’Idlib leur dernier bastion.

Pour plusieurs analystes internationaux, les troupes de Bachar Al Assad n’auraient jamais attaqué les forces turques sans l’aval de Moscou. Cette situation met Ankara dans une position délicate face à son interlocuteur privilégié dans la région qui arrive en force dans des pourparlers qui pourraient redéfinir les jeux d’alliance.

Écrit par La Rédaction Issues

Retrouvez Issues.fr sur les réseaux sociaux et sa chaîne Youtube :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Monique Pinçon-Charlot : Face au dérèglement climatique « 13 000 milliardaires américains ont construit des bunkers »

Le Pentagone annonce que les tirs de missiles iraniens ont blessé plus de 100 soldats américains