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Mali : les manifestants réclament le départ de la force française Barkhane


A quelques jours du sommet du G5 Sahel qui doit avoir lieu à Pau le 13 janvier 2020, le sentiment anti-français progresse dans la population malienne.

Les résultats contrastés de l’intervention militaire française, l’augmentation des attaques de groupes djihadistes et les années qui passent depuis la fin des opérations Serval et Épervier, semblent jouer en défaveur de la France.

A Bamako, les drapeaux français sont brûlés et les slogans sont chaque jour plus violents à l’encontre du gouvernement français. Une des pancartes caricaturait même Emmanuel Macron en Adolf Hitler.

En Novembre 2019, l’ambassade de France au Mali avait condamné la déclaration du chanteur Salif Keita qui avait accusé la France de financer les djihadistes. Une théorie du complot qui se développe dans le pays, alimentée notamment par la question de l’uranium au Niger.

Après la mort de 13 soldats français dans une collision entre deux hélicoptères, Emmanuel Macron avait repoussé le sommet du G5 Sahel et avait menacé de mettre fin à l’opération Barkhane.

Ce sommet qui réunit la France, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad s’annonce déjà décisif. L’instabilité au Niger et en Libye, aux frontières sud de l’Europe, fait craindre le développement de groupes djihadistes qui pourraient facilement mettre à mal les armées africaines sous-équipés et peu formés.

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Écrit par La Rédaction Issues

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