Le Conseil scientifique, qui conseille le gouvernement, était opposé à la réouverture des écoles le 11 mai

La décision de rouvrir les établissements scolaires dès la fin du confinement a provoqué l’incompréhension de nombreux parents et professeurs. Le Conseil scientifique, que déclare suivre le gouvernement, souhaitait garder les écoles fermées jusqu’à septembre.

Le Conseil scientifique a publié plusieurs documents sur les modalités globales du déconfinement à un horizon de deux mois et sur la reprise de l’école.

Le président de ce Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, recommande le port obligatoire d’un masque anti-projection dans les collèges et les lycées, à la fois pour le personnel et pour les élèves.

Dans le document datant du lundi 20 avril, mais publié seulement ce samedi 26, le Conseil note que le retour en classe des élèves est très rapide. Les scientifiques indiquent qu’ils étaient favorables à une fermeture de tous les établissements scolaires jusqu’à septembre.

“Le risque de transmission est important dans les lieux de regroupement massif que sont les écoles et les universités, avec des mesures barrières particulièrement difficiles à mettre en œuvre chez les plus jeunes. En conséquence, le Conseil scientifique propose de maintenir les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités fermés jusqu’au mois de septembre”, note le rapport.

Pour justifier la décision du Président de la République, le Conseil scientifique avance l’argument sociétal.

“Des enjeux sociétaux existent également en particulier pour les enfants ayant fait l’objet d’un signalement et leur famille, l’absence d’école pouvant favoriser des situations de maltraitance. Le Conseil scientifique prend acte de la décision politique prenant en compte les enjeux sanitaires mais aussi sociétaux et économiques, de réouverture progressive et prudente”.

L’Inserm avait également déconseillé la réouverture des écoles dès la fin du confinement. L’établissement public spécialisé dans la recherche médicale avait fait part de ses craintes d’une deuxième vague épidémique si le déconfinement était trop rapide.

Le Japon, montré comme un exemple dans la gestion de la crise sanitaire, a rouvert les portes des écoles début avril avant de les refermer quelques jours après. L’augmentation spectaculaire des contaminations a poussé plusieurs régions à prendre de nouvelles mesures de restriction de circulation.

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