Image radar du satellite ERS-2 du 19 février 2024 : Module solaire intact. Crédit : Fraunhofer FHR
Le Agence spatiale européenne (ESA) et le Centre conjoint de connaissance de la situation spatiale ont chargé Fraunhofer FHR d’accompagner la rentrée du satellite retiré ERS-2. Grâce à son radar d’observation spatiale unique TIRA (Tracking and Imaging Radar), les orbites finales ont été mesurées avec une grande précision et les dernières images d’ERS-2 ont été générées. Pour la première fois, les changements dans la structure lors de la rentrée ont été capturés en images.
Après une mission extrêmement réussie et près de 30 ans en orbite, l’ERS-2 de l’ESA est entré dans l’atmosphère le 21 février 2024, vers 18h17 CET (17h17 UTC). Auparavant, des chercheurs de l’Institut Fraunhofer de physique des hautes fréquences et de techniques radar (FHR) avaient mesuré le satellite de l’ESA à plusieurs reprises pendant environ une semaine. Les dernières images d’ERS-2 dégringolant dans le ciel ont été enregistrées par le système d’antennes de 34 mètres de TIRA vers 8h00 CET le 21 février, environ 10 orbites avant la rentrée. Il est intéressant de noter que les panneaux solaires d’ERS-2 semblent déjà pliés et partiellement détachés du reste du satellite à ce moment-là.
Image radar du satellite ERS-2 du 20 février 2024 : Module solaire courbé. Crédit : Fraunhofer FHR
« Dans nos données, nous pouvons voir d’une part une courbure nette des panneaux solaires, et d’autre part des artefacts qui pourraient être provoqués par un » flottement « rapide et incontrôlé », explique Felix Rosebrock, expert en radar au Fraunhofer FHR. « Cela est particulièrement remarquable puisque les modifications apportées à la structure ont été capturées sur des images pour la première fois lors de la rentrée. »
Image radar du satellite ERS-2 du 21 février 2024 : Module solaire cassé. Crédit : Fraunhofer FHR
Lorsqu’ils prédisent la trajectoire de rentrée d’un satellite, les analystes le traitent jusqu’au bout comme un objet rigide. Si le panneau solaire d’ERS-2 était déjà mobile et mobile à un stade antérieur, l’orbite du satellite aurait pu être influencée de manière imprévisible par la friction atmosphérique. Les experts analysent actuellement les données collectées lors de la rentrée d’ERS-2 pour confirmer les premiers dommages causés aux panneaux solaires. Si cela est lié au fait que la rentrée s’est produite un peu plus tard que prévu, cette recherche pourrait contribuer à améliorer les prévisions des futures rentrées naturelles.


