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Coronavirus. Les supermarchés pris d’assaut dans l’Oise par crainte d’une zone de quarantaine


Compiègne, jeudi. Le Chronodrive situé tout proche de l’hôpital enregistre une fréquentation record. Le responsable a même dû doubler les effectifs. LP/Elie Julien

La ville de Creil, d’où est originaire le premier français mort du coronavirus, semble se transformer en foyer français du nouveau virus. Les autorités sanitaires viennent d’annoncer qu’au moins douze cas ont été identifiés comme infectés

Une centaine d’agents hospitaliers sont confinés à Compiègne et Creil après l’hospitalisation de l’enseignant décédé des suites du coronavirus. La victime n’ayant pas voyagé en Italie ou en Chine, le personnel hospitalier n’avait pas mis en place de mesures spéciales.

Depuis, des centaines d’habitants se sont rués vers les supermarchés pour faire le plein en cas de mise en quarantaine. Les drives ont également été pris d’assaut par les citoyens qui préféraient ainsi éviter la promiscuité des rayons de supermarchés.

« On a voulu éviter la foule car on a l’impression que ce virus n’est pas sous contrôle », explique Jérôme, habitant de Lacroix-Saint-Ouen. Ce même bourg d’où est originaire le patient touché par le virus venu de Chine. « Au lieu de 220 € habituellement pour notre chariot, on a forcé le trait pour atteindre 366 € et ne pas avoir à ressortir, » explique-t-il au journal Le Parisien.

Face à l’afflux massif de clients, le directeur de Chronodrive, un supermarché qui permet de venir chercher ses courses sans sortir de la voiture, a indiqué qu’il avait doublé les effectifs. Au moins 25 jeunes se sont activés toute la journée à la préparation de 450 commandes. Selon le Parisien, à seulement 13 heures, le record de l’année a été battu.

« Après une hausse de la fréquentation de 25 % la veille, mercredi, c’est une augmentation de 40 % qui a été enregistrée. Avec un attrait particulier pour les denrées non périssables : eau, pâtes, conserves… « , note le journal.

Beaucoup d’habitants craignent de voir Creil en quarantaine. Ils sont nombreux à préparer des réserves pour tenir une semaine voire plus au cas où la situation se dégraderait.

« J’ai demandé à ma femme d’acheter des pâtes, on ne sait jamais… Si on nous interdit de sortir, on aura au moins de quoi tenir une semaine », sourit un habitant du Compiégnois.

Les employés de ces drives sont formels, les cadis sont beaucoup plus chargés et certains clients portaient déjà des masques.

« J’ai même vu une dame avec un masque me demander de ne pas l’approcher », n’en revient pas Ylies, employé chargé de remplir les voitures.

A Auchan Drive, le responsable annonce avoir « doublé notre chiffre d’affaires ce jeudi » , tout en s’attendant « à pire dans les deux prochains jours ».

Les supermarchés du département sont en train d’être dévalisés et gare aux derniers qui devront se contenter du reste si une zone de confinement venait à être mise en place par les autorités.

Écrit par La Rédaction Issues

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