Climat. Près de la moitié des plages pourrait disparaître avant la fin du siècle

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Selon de nouvelles recherches, près de la moitié des plages de sable du monde auront considérablement diminué d’ici la fin du siècle en raison des inondations côtières dues au climat et à l’intervention humaine.

Les plages de sable occupent plus d’un tiers du littoral mondial et ont une grande valeur socio-économique liée aux loisirs, au tourisme et aux services écosystémiques.

L’érosion du sable mettra en danger la faune et la flore et pourrait infliger un lourd tribut aux bâtiments côtiers qui ne disposeront plus de zones tampons pour les protéger contre la montée du niveau de la mer et les vagues de tempête. En outre, les mesures prises par les gouvernements pour atténuer les dégâts devraient devenir de plus en plus coûteuses et, dans certains cas, non durables.

Dans 30 ans, l’érosion aura détruit 36 097 km, soit 13,6 % des côtes sableuses identifiées sur les images satellite par les scientifiques du Centre commun de recherche (CCR) de la Commission européenne. Ils prédisent que la situation va s’aggraver dans la seconde moitié du siècle, emportant 95 061 km supplémentaires, soit 25,7 % des plages de la planète.

Ces estimations sont loin d’être les plus catastrophiques ; elles reposent sur une prévision optimiste de l’action internationale pour lutter contre la dégradation du climat, un scénario connu sous le nom de RCP4.5. Dans ce scénario de réduction de la fonte de la calotte glaciaire et de diminution de l’expansion thermique de l’eau, les océans n’auront augmenté que de 50 cm d’ici 2100.

Cependant, si le monde continue à émettre du carbone au rythme actuel, le niveau des mers augmentera d’environ 80 cm, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Si cela se produit, 131 745 km de plages au total se retrouveront sous l’eau.

Dans le monde entier, le recul moyen des côtes sera de 86,4 mètres dans le scénario RCP4.5 ou de 128,1 mètres dans le scénario à forte teneur en carbone, mais les mesures varieront considérablement d’un endroit à l’autre. Les côtes plus plates ou plus sauvages seront plus touchées que celles où les fronts de mer sont plus abrupts, ou celles qui sont artificiellement entretenues dans le cadre du développement côtier.

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