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Pourquoi certaines personnes éteignent la lumière et d'autres non

Pourquoi certaines personnes éteignent la lumière et d'autres non

Économiser de l'énergie ne consiste pas seulement à réduire les factures. Une nouvelle analyse de 100 études existantes dans 42 pays montre que les personnes ayant une attitude positive envers l'environnement, ou qui souhaitent que ce qu'elles font à la maison fasse une différence dans la société, sont plus susceptibles d'économiser de l'énergie.

Cette découverte est conforme aux principaux modèles psychologiques de comportement, qui montrent qu’il existe souvent une relation entre ce que nous ressentons et ce que nous faisons.

Mais ces modèles, ainsi que les données montrant qui est le plus susceptible d'éteindre les lumières et d'économiser l'énergie, montrent également très clairement qu'il existe souvent un « écart entre attitude et comportement » : ce que nous savons que nous devrions faire ne se traduit pas toujours en action.

Quiconque a essayé de perdre du poids ou d’arrêter de fumer en est parfaitement conscient. Tout comme les comportements en matière de santé, les actions environnementales souffrent également de cet écart : alors que la plupart des gens s’inquiètent du changement climatique, beaucoup moins prennent des mesures suffisantes.

En effet, ce ne sont pas seulement les attitudes qui prédisent le comportement, mais aussi le contexte social, économique et physique dans lequel nous agissons. En fait, pour de nombreuses personnes, ces facteurs exercent une influence plus forte sur ce que nous faisons que les facteurs internes tels que les attitudes.

Le coût et la commodité comptent

Le coût, la commodité et les conventions sociétales influencent fortement nos actions. Cela permet d’expliquer les changements dans la quantité de chauffage des maisons (en raison de la plus grande diffusion du chauffage central) ou dans l’utilisation de l’eau chaude.

De nombreuses personnes âgées se souviennent qu’un bain hebdomadaire était la norme dans leur enfance. Pourtant, aujourd’hui, les douches quotidiennes sont plus courantes, en partie parce que de plus en plus de maisons disposent désormais de douches. Sans surprise, le coût est également un facteur de comportement : davantage de personnes investiront dans des technologies économes en énergie lorsque les prix de l’énergie sont élevés que lorsqu’ils sont bas.

De même, la nouvelle étude montre que la connaissance de l’impact environnemental a un effet limité sur les comportements d’économie d’énergie. Par exemple, nous avons constaté que la sensibilisation à l’environnement a peu d’influence sur la décision de prendre l’avion pour se rendre au travail. Dans notre étude de 2020 sur les voyages universitaires, les personnes qui prenaient le plus l’avion étaient des professeurs spécialisés dans le changement climatique, qui savaient certainement que l’aviation contribue au changement climatique.

Cet écart entre la connaissance et l’action existe pour la même raison que l’écart entre attitude et comportement : à savoir, notre comportement est influencé par des facteurs plus larges que ce que nous ressentons ou savons. Une personne dont le travail nécessite de voyager en avion est susceptible de prendre l'avion pour son travail même si elle est consciente des dommages environnementaux.






Les voisins sont influents

La nouvelle étude révèle également que les gens économisent plus d’énergie s’ils pensent que les autres s’attendent à ce qu’ils le fassent, ce qui montre que les normes sociales ont une puissante influence sur notre comportement.

De même, des travaux récents montrent que les facteurs sociaux influencent fortement la décision des gens d'acheter une pompe à chaleur, l'une des mesures d'économie d'énergie les plus efficaces. Avoir un ami ou un voisin possédant une pompe à chaleur signifie que vous entendez parler de ses avantages et de la façon de l'acheter, et que vous êtes plus susceptible de croire que c'est une bonne idée plutôt que d'en entendre parler simplement par le biais de sources de seconde main (telles que des reportages).

Mais il est au moins aussi important de rendre les mesures d’économie d’énergie peu coûteuses et pratiques. Il est donc essentiel de mettre en place des politiques visant à réduire les coûts des technologies énergétiques ou de l’isolation et à garantir la disponibilité d’installateurs qualifiés. Les économies d’énergie sont plus souvent motivées par des préoccupations financières qu’environnementales ; le prix constitue donc un levier particulièrement puissant.

La nouvelle étude révèle également des liens entre les économies d'énergie et d'autres comportements écologiques, tels que le recyclage ou l'utilisation des transports publics. Les recherches suggèrent que des actions similaires sont souvent liées. Par exemple, les personnes qui économisent l'énergie sont plus susceptibles d'économiser l'eau, souvent parce que ces actions découlent d'une « identité verte » : le sentiment d'être une personne soucieuse de l'environnement.

Mais ces liens ne sont pas très forts et s’affaiblissent au fil d’actions plus diverses – par exemple éviter l’utilisation de la voiture et économiser l’énergie à la maison – car les facteurs externes qui façonnent ces choix sont très différents. Ainsi, vivre dans une zone rurale pourrait empêcher de réduire l’utilisation de la voiture, alors qu’il serait possible d’économiser de l’énergie.

En fin de compte, promouvoir des comportements économes en énergie signifie créer les conditions propices à l’action des citoyens.

Même si l’information et la motivation sont cruciales, un changement significatif et durable dépend de la nécessité de rendre l’option plus verte abordable, pratique et tout simplement normale. Si les politiques et les environnements soutiennent les choix d’économie d’énergie, un changement de comportement à grande échelle (et des progrès vers les objectifs climatiques et énergétiques) deviennent bien plus réalisables.

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