in ,

La Grèce emprunte en taux négatif pour la première fois de son histoire

Commenter

Grèce emprunt négatif

La Grèce vient d’annoncer via son Premier ministre qu’elle empruntait désormais à taux négatif pour la première fois de son histoire.

« J’ai été informé il y a quelques minutes que la Grèce venait d’emprunter à taux négatif pour la première fois de son histoire », a déclaré Kyriakos Mitsotakis, Premier ministre grec.

Athènes vient d’annoncer qu’elle avait réussi a levé 487 millions d’euros lors l’émission d’une obligation à trois mois à un taux négatif (-0,02%), signe que l’on se bouscule pour lui prêter. Le pays sort pourtant tout juste d’une crise économique catastrophique qui a duré près de 10 ans. Durant cette période, sa dette à 10 ans s’échangeait à 40%. Les investisseurs fuyaient un pays détruit par une crise considérable et trois plans de sauvetage successifs qui lui ont coûté une récession inédite.

« Les offres se sont élevées à 1,015 milliard d’euros, la somme acceptée se montant à 487,5 millions d’euros », selon l’Agence de la dette publique grecque (Pdma).

Pourtant, ce pays, qui reste le plus endetté de la zone euro avec un taux de chômage à près de 16,9%, a émis des obligations à 10 ans avec un rendement record de 1,5%.

La tendance actuelle pourrait s’aggraver à cause de la politique monétaire de la Banque centrale européenne. Les prêts à la Grèce sont plus avantageux qu’aux autres pays européens comme la France et l’Europe du Nord qui s’endettent sur 10 ans à taux négatifs. Pourtant, jusqu’à présent, la dette grecque est toujours notée dans la catégorie  » junk bond » soit représentant en théorie un risque non négligeable de défaut.



Commenter

Écrit par La Rédaction Issues

Retrouvez Issues.fr sur les réseaux sociaux et sa chaîne Youtube :

commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Loading…

0

Commentaires

0 Commentaires

« Krach obligataire ? Quand ? Comment ? » avec Guillaume Rouvier

« Avec Macron ou contre la planète ? » Clément Viktorovitch