Oiseaux en troupeaux, bactéries et cellules : dans de nombreux systèmes collectifs, les éléments individuels ne réagissent qu'à une partie de leur environnement, défiant apparemment la troisième loi du mouvement de Newton : l'action est égale à la réaction. Ces exceptions sont appelées interactions non réciproques. Une équipe de physique de Dresde travaillant avec Roderich Moessner, membre fondateur du pôle d'excellence Würzburg-Dresde ctd.qmat, a développé une théorie qui permet de décrire efficacement ces interactions et de les simuler de manière beaucoup plus précise.