Nick Reiner est actuellement incarcéré au centre correctionnel de Twin Towers à Los Angeles, dans l'attente de poursuites judiciaires supplémentaires concernant le meurtre présumé de ses parents, Rob et Michele Reiner, survenu le 14 décembre 2025. Il est toujours présumé innocent et a plaidé non coupable. Mais l’affaire a pris une nouvelle tournure, cette fois sur le plan financier.
Le fils du cinéaste américain n'a actuellement pas accès à un fonds fiduciaire d'une valeur de 1,6 million de dollars. Un fonds en fiducie est de l'argent confié à une personne ou à une institution, géré selon des règles précises au profit d'une autre personne.
Le fonds en fiducie a été créé par ses parents en 1993, l'année de sa naissance, et était destiné à bénéficier à Reiner. En juin dernier, alors qu'il était en détention provisoire, il a demandé l'accès à une partie de ces fonds pour financer sa défense et notamment couvrir ses frais de subsistance pendant sa détention. La demande a été contestée par les administrateurs du trust, qui ont cité le « slayer statut », une loi californienne qui empêche une personne ayant intentionnellement tué quelqu'un de tirer un bénéfice financier de la mort de cette personne.
La situation est en quelque sorte un paradoxe juridique : Reiner n'a pas été reconnu coupable et a plaidé non coupable des accusations selon lesquelles il aurait assassiné ses parents. Son avocate, Anita P. Wu, a déclaré Le New York Times : « Le statut des tueurs nécessite une détermination, pas une simple accusation. Nick est présumé innocent et n'a été reconnu coupable de rien. »
Les administrateurs du fonds fiduciaire, pour leur part, affirment qu'un paiement effectué aujourd'hui pourrait devenir impossible à récupérer si Reiner était finalement reconnu coupable.
Cette évolution intervient alors que l’affaire pénale entre dans une phase décisive. En juillet, un grand jury de Los Angeles a inculpé Reiner de deux chefs de meurtre au premier degré, avec circonstances aggravantes, notamment l’allégation d’une « embuscade » préméditée et l’utilisation d’un couteau. S'il est reconnu coupable, il risque la prison à vie, voire la peine de mort. La prochaine audience est prévue le 15 septembre.
Publié initialement par Salon de la vanité France.

