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Deux français sur trois sont opposés à la 5G

La colère gronde parmi les milieux écologistes et politiques après les déclarations d’Emmanuel Macron sur la 5G. Un sondage publié le 26 et le 27 août pour le compte du cabinet d’avocats MySmartCab révèle que 65% des sondés sont favorables à la suspension immédiate du déploiement de cette nouvelle technologie.

Les personnes consultées et opposées à la 5G sont 85 % à préférer par exemple la fibre qui, selon elles, devrait plutôt mailler l’ensemble du territoire. Idem pour la vitesse obtenue par la 4G, puisque 76% d’entre-eux la trouvent suffisante. Enfin, 82% des sondés souhaitent que les études sanitaires soient réalisées par des organismes indépendants et impartiaux avant l’arrivée de la nouvelle technologie en France.

Ce dimanche 13 septembre, 70 maires ont cosigné une tribune dans laquelle ils demandaient un moratoire sur l’installation de la 5G en France. La Convention Citoyenne pour le Climat, mise en place par Emmanuel Macron, s’était également prononcée pour un moratoire jusqu’à ce qu’un consensus scientifique – pour ou contre – se dégage.

Mais seulement deux jours après la publication de la tribune, le Président de la République a déclaré que “la France prendra le tournant de la 5G” et que ses opposants soutenaient un “modèle amish” et souhaitaient, selon lui, revenir à la “lampe à l’huile”.

Ces propos ont provoqué la colère de nombreux militants écologistes qui ont accusé Emmanuel Macron de caricaturer l’opposition à la 5G et de ne pas respecter sa parole donnée aux citoyens français qui ont travaillé six mois lors de la Convention Citoyenne pour le Climat.

Le cabinet MySmartCab lance la contre-attaque

Le cabinet MySmartCab, qui a commandé le sondage, vient de déclencher quatre actions collectives visant à obtenir la suspension du déploiement de la 5G en France.

« Faut-il s’étonner alors qu’au lendemain de la diffusion de la tribune des maires hostiles à la 5G, le président de la République lui-même ait répliqué en versant dans la caricature puisqu’il a comparé ces opposants aux Amish », déclare ce mardi Me Arnaud Durand, associé  de l’avocat toulousain Christophe Léguevaques.

Pour le cabinet MySmartCab, l’intervention d’Emmanuel Macron en faveur de la 5G visait à préserver les intérêts financiers de l’Etat. A la fin du mois de septembre, la l’ARCEP, l’autorité de régulation des télécommunications s’apprête à mettre aux enchères les dernières bandes de fréquence disponibles. Elles devraient rapporter 2,1 milliards d’euros à l’État.

 « Si la polémique enfle et que la confiance des investisseurs se dégrade, les enchères risquent de rapporter moins qu’espéré », suggère l’avocat.

Il a également rappelé le manque d’investigations scientifiques indépendantes afin de s’assurer qu’en matière de champs électromagnétiques, de captation des données et d’impact sur la santé., la 5G ne présentait aucun risque.

Le gouvernement a dévoilé de son côté un rapport sur la 5G écrit par l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l’Inspection générale des finances (IGF). Les experts se sont concentrés sur la question sanitaire plutôt que climatique. En s’appuyant sur plusieurs études dans des pays où la 5G est déjà déployée, ils ont estimé qu’elle ne présentait aucun risque pour la santé.

LIRE AUSSI : 5G : Emmanuel Macron « ne respecte pas sa parole », dénonce Cyril Dion

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