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Une crise financière éclatera avant 2025, selon les grands investisseurs


© AFP 2019 TIMOTHY A. CLARY

Les investisseurs institutionnels mondiaux s’inquiètent de l’augmentation du niveau de la dette publique et de la faible croissance économique alors qu’ils s’intéressent aux thèmes macroéconomiques qui façonneront les tendances d’investissement en 2020, révèle l’enquête mondiale de Natixis Investment Managers réalisée auprès de 500 investisseurs institutionnels.

Alors que le niveau de la dette publique continue d’atteindre de nouveaux records, une grande majorité (89%) des investisseurs institutionnels s’inquiètent de son impact sur l’économie mondiale. Cette frénésie pour l’endettement a influencé les perspectives de la prochaine crise financière mondiale, huit professionnels sur 10 (83%) s’attendent à un ralentissement au cours des cinq prochaines années et 58% encore plus tôt, entre un et trois ans.

Andrew Benton, responsable de l’Europe du Nord chez Natixis, a déclaré que malgré les prévisions de récession à court terme, l’incertitude augmente chez les investisseurs et les empêche jusqu’à présent d’apporter des changements significatifs aux portefeuilles alors qu’ils adoptent une approche « attendre et voir ».

En plus des difficultés des finances publiques et du potentiel de ralentissement économique, les investisseurs institutionnels surveillent de près l’environnement politique mondial qui continue de favoriser l’incertitude sur le marché. Environ 69% des personnes interrogées pensent que l’ingérence étrangère dans les élections devient un problème croissant dans le monde, tandis que 64% ont déclaré que la campagne électorale présidentielle américaine serait probablement une source majeure de volatilité du marché, selon l’étude.

Alors que l’environnement macroéconomique reste rempli de complexité, les attentes d’une volatilité accrue sont à la hausse. L’étude a révélé que plus de la moitié (52%) des investisseurs institutionnels s’attendent à une augmentation de la volatilité des devises en 2020, tandis que plus des trois quarts (77%) s’attendent à une volatilité croissante des marchés boursiers et 62% s’attendent à une plus grande volatilité sur les marchés obligataires.

Ces facteurs peuvent expliquer pourquoi les institutions classent la volatilité comme leur principal risque de portefeuille pour 2020 (53% des répondants), mais les taux d’intérêt toujours bas (50%) arrivent juste derrière. Les enquêtés s’inquiètent également de l’impact d’un resserrement du crédit (37%) et des problèmes de liquidité (35%), tandis qu’une personnes sur cinq craint un risque de déflation.


Écrit par La Rédaction Issues

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