Les variations génétiques liées au métabolisme lipidique et à la fonction cérébrale peuvent influencer les choix alimentaires végétariens, révèle une étude de l’Université Northwestern publiée dans PLOS UN.
Une étude de plus de 330 000 génomes indique 34 gènes potentiellement impliqués dans le végétarisme.
Certaines variations des gènes impliqués dans le métabolisme des lipides et la fonction cérébrale pourraient être associées au choix d’un régime végétarien, selon une nouvelle étude dirigée par Nabeel Yaseen du Université du nord-ouestpublié le 4 octobre dans la revue en libre accès PLOS UN.
« Nos données indiquent que l’adhésion à un régime végétarien strict est influencée par la génétique. »
Divers facteurs influençant les préférences alimentaires
Un petit pourcentage de la population choisit de suivre un régime végétarien pour diverses raisons religieuses, éthiques, environnementales et liées à la santé. Les choix alimentaires d’une personne peuvent également impliquer une combinaison de goûts personnels, de son métabolisme et des effets de différents aliments sur le corps. Tous ces facteurs sont fortement influencés par la génétique, mais le rôle des gènes d’une personne dans le choix d’un régime végétarien n’est pas bien compris.
Aperçus de l’étude pangénomique
Dans la nouvelle étude, les chercheurs ont réalisé une étude d’association à l’échelle du génome dans laquelle ils ont examiné des milliers de génomes pour identifier les variations génétiques liées au fait d’être végétarien. Les chercheurs ont comparé les génomes de 5 324 végétariens stricts à 329 455 non-végétariens qui participent à la UK Biobank, une base de données biomédicale à grande échelle. Ils ont identifié des variantes associées à 34 gènes pouvant contribuer au choix d’un régime végétarien. Plusieurs de ces gènes ont des fonctions importantes dans le métabolisme des lipides et la fonction cérébrale, ce qui soulève la possibilité que les différences dans la façon dont le corps traite les lipides et les effets qui en résultent sur le cerveau puissent sous-tendre la capacité et le choix de subsister avec un régime végétarien.
Une plongée plus approfondie dans la génétique et l’alimentation
Ces résultats s’ajoutent aux recherches existantes soulignant le rôle de la génétique dans les choix alimentaires. Cependant, les chercheurs notent que des recherches supplémentaires sont nécessaires sur les différences potentielles entre la synthèse des lipides et le métabolisme chez les végétariens et les non-végétariens, ainsi que sur d’autres voies physiologiques qui pourraient être à la base du végétarisme. Une meilleure compréhension de ces voies peut aider les nutritionnistes à concevoir des recommandations alimentaires plus efficaces basées sur la génétique individuelle d’une personne.
Les auteurs ajoutent : « Nos données indiquent que l’adhésion à un régime végétarien strict est influencée par la génétique. À l’aide d’une étude d’association à l’échelle du génome, nous avons identifié 34 gènes pouvant jouer un rôle dans le végétarisme.
Pour en savoir plus sur cette recherche, voir Les racines génétiques du végétarisme.


