Le syndrome d’épuisement professionnel ou burn-out est devenu un véritable phénomène qui touche près du tiers des travailleurs. Une étude effectuée par OpinionWay au début de 2022 démontre que 2,5 millions de salariés en sont atteints, soit 34 % des personnes actives. En l’espace de dix ans, l’effectif des victimes a augmenté de façon exponentielle si on considère l’investigation scientifique menée par l’Institut de veille sanitaire. Cette étude, réalisée en 2012, a permis à Santé Publique France d’affirmer que 2 % seulement des salariés ont ce genre de problème. Compte tenu de ces chiffres alarmants, toutes les parties prenantes (entreprises, salariés, gouvernement, médecins et l’entourage) ne doivent jamais négliger ce mal-être qui a des conséquences dévastatrices.
Le burn-out, en quelques mots
A priori, le syndrome d’épuisement professionnel n’est pas une maladie, c’est d’ailleurs ce qui complique son évaluation. Selon la HAS (Haute Autorité de Santé), il s’agit d’une très grande fatigue mentale, émotionnelle et physique. Un tel état est causé par un stress chronique, un travail acharné sur une longue période, mais qui n’est pas reconnu à sa juste valeur selon la perception des victimes. De nombreux autres facteurs le provoquent et dépendent du cadre et de l’ambiance professionnels, des conditions de travail, du secteur et de la personne concernée.
L’action au bon moment
Les sujets au burn-out ne sont pas forcément conscients de leur état, c’est pourquoi leur entourage doit prendre l’initiative si certains des symptômes se manifestent. D’une manière générale, les signes avant-coureurs qui alertent sont :
- le désengagement, la dévalorisation, les doutes sur ses compétences et l’attitude négative concernant le travail ;
- la baisse de l’empathie, l’impulsivité, l’agressivité, l’isolement, l’hostilité, le ressentiment, le comportement violent, l’agressivité et le repli ;
- les troubles du sommeil, les tensions musculaires, les maux de dos et de tête, les problèmes gastro-intestinaux, l’anorexie, les vertiges, les céphalées, les crampes et la fatigue généralisée ;
- la mauvaise qualité de travail, les difficultés à effectuer des tâches simples, l’indécision, les troubles de l’attention et de la mémoire, l’hypersensibilité et le problème de concentration ;
- le pessimisme, l’irritabilité, la perte d’estime et de confiance en soi, l’impuissance, l’absence d’émotion, le manque d’entrain, la tristesse et le sentiment de vide ;
- la tendance à l’anxiété et à la dépression.
Le soulagement des symptômes par une prise de compléments alimentaires est une manière d’appréhender la forme non sévère de l’épuisement professionnel. Comme il s’installe de façon insidieuse, une prise en main par un médecin évite l’aggravation de la situation.
Les démarches à entreprendre
Du moment où certains des signes avant-coureurs se présentent et que la personne a du mal à vivre sereinement son quotidien professionnel, une consultation médicale s’impose. Selon le diagnostic, le patient est orienté ou non vers un psychiatre. Ce spécialiste est habilité à prescrire un traitement, à se charger du trouble et à établir l’arrêt-maladie. Si après cette pause, la personne est reconduite à son poste ou à une autre fonction, un accompagnement est toujours à prévoir.
Les compléments alimentaires pour accélérer le rétablissement
Le psychiatre est le seul à prescrire les traitements qui peuvent aider les sujets atteints du syndrome d’épuisement professionnel. En tout état de cause, les antidépresseurs sont indiqués exclusivement en cas de dépression ou d’anxiété. Les interventions des spécialistes peuvent être accompagnées par les compléments alimentaires. Ces produits aident à soulager les symptômes, comme la qualité du sommeil et la diminution de la fatigue. Ils favorisent le repos qui est à la base de la rémission du patient. Cependant, il est toujours préférable d’en informer le psychiatre, surtout que leurs compositions varient suivant la marque et la gamme.
Le syndrome d’épuisement professionnel est parfois négligé, ce qui retarde et complique sa prise en main. Or, ses séquelles psychiques et physiques risquent de modifier la personnalité du travailleur et d’avoir des impacts négatifs sur sa carrière.
N’attendez pas d’être au bord de la dépression pour réagir et consulter un médecin !


