Les secteurs du gouvernement et des sciences de la santé du Canada devraient s'engager à rechercher les effets sur la santé des résidus de sables de pétrole, car les recherches antérieures suggèrent que les contaminations de l'air, de l'eau et des terres affectent négativement la santé des populations locales, les auteurs exhortent dans un CMAJ (Journal de l'association médicale canadienne) commentaire.
Les sables pétroliers de l'Alberta occupent une grande superficie de terrain, et les peuples autochtones ainsi que d'autres, se sont exprimés en inquiétude concernant les impacts sur la santé des sables bitumineux et des étangs de résidus. Une étude dirigée par la communauté a montré des niveaux élevés de contaminants dans certaines sources d'aliments pour animaux, tels que le canard et l'orignal, ainsi qu'un taux plus élevé de cancers rares dans la population locale.
Les auteurs appellent à des études rigoureuses sur les impacts sur la santé de ces contaminants environnementaux sur la santé humaine.
« La première chose à comprendre est que l'eau coule vers le nord devant les sables à l'huile à travers l'une des voies navigables les plus épiques du monde – tout le chemin de l'océan Arctique », explique le Dr Courtney Howard, professeur agrégé clinique, Cumming School of Medicine, Université de Calgary.
« Lorsque j'ai déménagé aux Territoires du Nord-Ouest (NWT) il y a 14 ans pour travailler à l'hôpital territorial, l'une des premières questions que les anciens m'ont posé si les sables bitumineux nuisaient à la santé dans les communautés en aval. Nous n'avons toujours pas fait une étude décente pour répondre à cette question.
« Nous ne connaissons même pas les impacts sur la santé de la situation dans laquelle nous sommes, et encore moins comprendre ce qui pourrait se produire si ce matériel toxique ne reste pas in situ. »
La co-auteur, la Dre Nicole Redvers, basée à l'Université Western, note que sa communauté des Premières nations dans la TN-OWT est alimentée par des voies navigables qui passent par les sables bitumineux. Elle remarque que « depuis des années, nous partageons nos préoccupations concernant la santé de l'eau et les impacts que l'opération des sables bitumineux a sur la santé et le bien-être des communautés en aval.
« Nous sommes attendus depuis longtemps à une étude complète de la santé dirigée par la communauté qui répond aux appels à la Première nation à l'action, et comble les lacunes substantielles dans les preuves des expositions cumulatives des effets ouverts aux micro-effets, couvrant la pathologie directe à des impacts hormonaux et épigénétiques plus silencieux qui sont souvent ignorés. Le temps de réincrassement est maintenant. »
Le Dr Howard et les co-auteurs notent dans l'article que «le secteur de la santé au Canada doit respecter ses engagements à mettre en œuvre les appels de la Commission de vérité et de réconciliation (TRC) pour protéger l'environnement et la santé des peuples autochtones. Ces engagements TRC s'étendent donc naturellement à des communautés de sables à l'huile et nécessitent des études rigoureuses, complètes et financées.
« En tant que menaces externes pour la monture de souveraineté canadienne, notre eau propre inestimable est devenue de valeur toujours plus grande dans un monde plus chaud. Nous devons empêcher la tragédie de polluer irréversiblement une voie navigable à l'échelle mondiale au coucher du soleil de l'âge du pétrole », concluent-ils.


