Une étude récente met en lumière les facteurs qui ont contribué aux incendies de forêt importants du Manitoba en mai 2025. La recherche explore comment les conditions météorologiques inhabituelles et la végétation stressée combinés pour créer un environnement idéal pour la catastrophe.
La recherche, publiée dans la revue Terre et dirigé par Hossein Bonakdari, professeur agrégé à la Faculté d'ingénierie de l'Université d'Ottawa, explore comment les anomalies des indices climatiques et végétaux ont préconditionné le paysage de ces incendies catastrophiques.
Début mai, les incendies de forêt extrêmes ont ravagé environ 8 667 kilomètres carrés de terrain, revendiquant des vies et forçant l'évacuation de près de 1 000 résidents. L'étude souligne que les incendies de forêt ont été exacerbés par une combinaison de températures inhabituellement chaudes, de sécheresse prolongée et de végétation stressée.
« Nos résultats indiquent que plusieurs anomalies environnementales ont convergé pour créer un paysage hautement inflammable », explique le professeur Bonakdari. « Cette catastrophe souligne le besoin urgent d'une préparation et de surveillance des incendies de forêt améliorés des tendances climatiques. »
Les données par satellite révèlent des facteurs de risque de feu cachés
La recherche a utilisé des données par satellite pour suivre les choses comme la quantité de neige sur le sol, la sécheresse du sol et la verdure (ou non) le paysage a regardé avant les incendies. L'étude a révélé que des déficits de précipitations importants et une réduction du manteau neigeux diminuaient gravement l'humidité du sol, entraînant une diminution de la verdure végétative avant l'allumage.
L'humidité du sol pour le début de 2025 était parmi les plus sèches dans les archives historiques, contribuant au stress cumulatif de la végétation. L'étude souligne l'importance d'intégrer les anomalies climatiques et de biosphère dans la surveillance des risques d'incendie de forêt, en particulier dans les régions boréales vulnérables au changement climatique.
« Cela montre à quel point les anomalies modérées, survenant simultanément, peuvent augmenter le risque de feu aux niveaux que les indicateurs individuels pourraient ne pas mettre en évidence. Ceci est appelé une interaction synergique des anomalies climatiques – des contraintes modérées mais simultanées qui préparent ensemble le terrain pour des feux extrêmes », ajoute le professeur Bonakdari.
La recherche a mis en évidence la propagation rapide des incendies, contrastant avec les années précédentes et indiquant un changement de dynamique des incendies due aux facteurs de stress climatique. Il préconise de l'utilisation de données dérivées de satellites pour mieux comprendre le risque d'incendie et améliorer les évaluations opérationnelles.
Les résultats servent de rappel crucial de la vulnérabilité croissante des écosystèmes boréaux à l'activité des incendies de forêt et de la nécessité de mesures proactives dans un climat changeant.
Le professeur Bonakdari conclut: « Alors que nous sommes confrontés à des saisons d'incendie plus fréquentes et sévères, il est impératif que nous adaptions nos stratégies pour mieux anticiper et gérer les épidémies de forêt. »


