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Protéine clé liée aux troubles du système immunitaire

SciTechDaily

Une nouvelle étude révèle le rôle de STAP-1 dans l’activation des lymphocytes T et la réponse immunitaire, montrant sa médiation dans la signalisation cellulaire et son lien potentiel avec des troubles immunitaires comme la sclérose en plaques et l’asthme. Cette compréhension ouvre la voie à des avancées thérapeutiques ciblant STAP-1. Crédit : Issues.fr.com

De nouvelles recherches mettent en évidence une cible thérapeutique potentielle pour les troubles liés au système immunitaire, tels que la sclérose en plaques et l’asthme.

Une nouvelle étude met en lumière l’importance de la protéine STAP-1 dans l’activation de certaines cellules immunitaires. Comprendre le rôle de STAP-1 dans ces cellules pourrait donner aux chercheurs un meilleur aperçu des troubles liés au système immunitaire et des moyens de les traiter.

Les chercheurs ont découvert que STAP-1 joue un rôle important dans l’activation des lymphocytes T, qui sont des globules blancs qui jouent un rôle essentiel dans la défense de l’organisme contre les infections et dans le maintien de la santé globale. Les lymphocytes T sont capables de reconnaître les molécules étrangères qui déclenchent une réponse immunitaire (antigènes) et de mettre en place des réponses ciblées pour éliminer les agents pathogènes, tels que les bactéries et les virus.

L’étude, publiée dans Le journal d’immunologie, a étudié comment STAP-1 influence la réponse immunitaire. Les chercheurs ont montré qu’il agit comme un intermédiaire, facilitant la communication entre les différentes protéines au sein des cellules et permettant la transmission de signaux d’une molécule à l’autre.

« Nos résultats fournissent des informations précieuses sur les mécanismes moléculaires sous-jacents à l’activation des lymphocytes T et au développement de troubles immunitaires », explique Tadashi Matsuda, chercheur. Université d’Hokkaido professeur qui a dirigé l’étude. « Nous avons découvert que STAP-1 joue un rôle important dans la régulation des réponses immunitaires, notamment dans l’activation et le fonctionnement des lymphocytes T. »

STAP-1 dans les maladies auto-immunes

La réaction inflammatoire dans la moelle épinière des souris knock-out STAP-1 (KO) était moins grave que celle des souris de type sauvage (WT) (panneaux supérieurs). En parallèle, la moelle épinière des souris STAP-1 KO présentait moins de démyélinisation (perte de la gaine de myéline qui entoure les nerfs) que celle des souris WT (panneaux du bas). Crédit : Kota Kagohashi, et al. Le journal d’immunologie. 5 février 2024

Les lymphocytes T ont besoin de deux signaux pour s’activer et déclencher une réponse immunitaire. Le premier signal implique la reconnaissance d’antigènes présentés par d’autres cellules, appelées cellules présentatrices d’antigènes. Les antigènes sont reconnus par le récepteur des lymphocytes T, un complexe protéique présent à la surface des lymphocytes T. Le deuxième signal est constitué de signaux de co-stimulation fournis par des molécules présentes sur les cellules présentatrices de l’antigène.

Les chercheurs ont découvert que STAP-1 aide les lymphocytes T à communiquer et à répondre aux signaux, en particulier ceux déclenchés par le récepteur des lymphocytes T. Les lymphocytes T dépourvus de STAP-1 avaient du mal à recevoir et à transmettre correctement les signaux, réduisant ainsi la production de certaines molécules immunitaires appelées cytokines. Les cytokines peuvent provoquer une inflammation ou des maladies auto-immunes, dans lesquelles le système immunitaire attaque par erreur les tissus et organes sains.

L’équipe a également découvert que STAP-1 interagit avec d’autres protéines impliquées dans la signalisation des lymphocytes T, formant un réseau complexe qui aide à réguler l’activité des lymphocytes T. Ils ont observé que les cellules dépourvues de STAP-1 présentaient moins d’inflammation dans des modèles de maladies comme la sclérose en plaques et l’asthme, ce qui suggère que STAP-1 pourrait être impliqué dans le développement de ces conditions.

Ces résultats représentent une étape importante vers la compréhension de la régulation du système immunitaire. Les recherches futures pourront s’appuyer sur ces travaux en explorant le potentiel de STAP-1 en tant que cible thérapeutique pour traiter les troubles d’origine immunitaire.

Cette étude a été soutenue par Pharma Science Open Unit, Global Facility Center, Hokkaido University, qui est financée par le ministère de l’Éducation, de la Culture, des Sports, de la Science et de la Technologie du Japon (MEXT) dans le cadre du programme de soutien à la mise en œuvre d’un nouveau système de partage d’équipements.

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