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Les nanoantennes éclairent une nouvelle science : la révolution dans l’imagerie de la désintégration radiative

SciTechDaily

Une étude révolutionnaire en nanophotonique introduit une méthode de mesure de l’interaction de la lumière à l’échelle nanométrique. Cette méthode utilise des molécules uniques pour sonder les nanoantennes, ce qui entraîne une amélioration significative de l’interaction lumineuse. Cette avancée est cruciale pour les technologies futures dans les domaines de l’informatique quantique et de la médecine. Crédit : Issues.fr.com

Les scientifiques ont réalisé une percée dans le domaine de la nanophotonique en développant une méthode pour mesurer à l’échelle nanométrique interaction légère, ouvrant la voie à des progrès dans l’informatique quantique et les diagnostics médicaux.

À une époque où la compréhension et la manipulation de la lumière à l’échelle nanométrique sont de plus en plus cruciales, un article révolutionnaire publié dans Nature : science de la lumière et applications révèle un bond en avant significatif.

Une équipe de scientifiques de l’Institut Langevin, ESPCI Paris, Université PSL et CNRS a développé une méthode sophistiquée pour mesurer l’amélioration de l’interaction lumineuse à l’échelle nanométrique en utilisant des molécules uniques comme sondes. Au cœur de cette recherche se trouvent les nanoantennes à espacement diélectrique, développées et fabriquées au collège impérial de Londres. De telles structures sont constituées de phosphure de gallium (GaP), un matériau choisi pour son indice de réfraction élevé et ses faibles pertes optiques.

Ce travail collaboratif implique une approche innovante utilisant des molécules uniques pour sonder l’interaction améliorée de la lumière facilitée uniquement par ces nanoantennes sans modification du nanosystème avec des sondes en champ proche, permettant d’obtenir une augmentation notable de 30 fois des taux de désintégration radiative au niveau d’une seule molécule.

Les scientifiques expliquent : « Nos travaux se concentrent sur la mesure précise de la manière dont la lumière interagit avec les nanostructures. En utilisant des molécules uniques comme sondes, nous avons pu observer et quantifier l’amélioration de l’interaction lumineuse, un aspect crucial pour faire progresser les technologies nanophotoniques.

Imagerie de l'interaction d'émetteurs uniques avec des nanoantennes diélectriques

L’interaction entre des molécules uniques et une nanoantenne à espacement en phosphure de gallium est mesurée grâce à la microscopie d’imagerie à vie par fluorescence à molécule unique (smFLIM). Cette technique fournit des informations spatiales et temporelles à l’échelle nanométrique sur le taux de désintégration radiative de molécules fluorescentes uniques dans le champ proche de la nanoantenne et met en évidence le potentiel des matériaux diélectriques en nanophotonique. Une vue artistique de l’échantillon, qui présente un point chaud d’intensité agréable dans l’espace, est présentée sur la figure. L’antenne est marquée avec des molécules fluorescentes. Le taux de désintégration de chaque molécule émettrice est mesuré ainsi que leur position super-résolue. Une carte super-résolue du taux de désintégration radiative est présentée sous la structure. Les molécules dans l’espace (point jaune) subissent une multiplication par 30 du taux de désintégration radiative. Crédits : R. Margoth Córdova-Castro, Bart van Dam, Alberto Lauri, Stefan A. Maier, Riccardo Sapienza, Yannick De Wilde, Ignacio Izeddin et Valentina Krachmalnicoff

La recherche va au-delà de la simple exploration théorique, offrant des informations pratiques sur les interactions lumière-matière. « Il ne s’agit pas seulement d’observer une interaction lumineuse améliorée ; il s’agit de le mesurer au niveau d’une seule molécule avec une précision spatiale remarquable. Nos résultats sont essentiels pour de futures applications dans des domaines où la compréhension et le contrôle de la lumière à si petite échelle sont essentiels.

La méthodologie et les résultats de l’étude soulignent l’efficacité des techniques de mesure avancées en nanophotonique. « Notre recherche a réussi à cartographier la distribution spatiale de l’amélioration du taux de désintégration radiative, révélant que même s’il existe une mauvaise localisation de molécules uniques en raison de leur interaction avec la structure, cet effet est minime dans l’espace de la nanoantenne, offrant ainsi un contrôle précis de la luminosité. célibataire-photon source d’émission », expliquent les scientifiques.

« Cette précision de mesure ouvre de nouvelles voies pour la caractérisation de dispositifs optiques hautement sensibles et approfondit notre compréhension de l’amélioration de l’interaction d’un émetteur quantique avec une nanostructure. »

En conclusion, les scientifiques soulignent les implications plus larges de leurs travaux : « Notre recherche offre une nouvelle lentille à travers laquelle observer les interactions nanophotoniques. La capacité de mesurer l’interaction de la lumière avec une telle précision ouvre la voie à des percées dans diverses applications, de l’informatique quantique à la détection quantique en passant par le diagnostic médical.

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