Un feu de forêt canadien qui menaçait une communauté près de Vancouver était contenu lundi, ont indiqué les autorités, avec des conditions météorologiques favorables dans une autre région permettant aux milliers d'évacués de rentrer chez eux.
Les résidents du district de Squamish de la Colombie-Britannique, qui se trouve à seulement 64 kilomètres (40 miles) au nord de la grande ville de Vancouver, étaient en veille pour évacuer à l'approche d'un incendie.
Mais le service des incendies de forêt de la Colombie-Britannique a déclaré au cours du week-end que le feu de Squamish était « détenu » et que la communauté faisait maintenant face à un « risque diminué ».
Les résidents de la zone côtière ont déclaré la semaine dernière à l'AFP que la taille de l'incendie était un choc.
Marc-André Parisien, chercheur au Service forestier canadien, a déclaré que des incendies près de l'océan comme celui qui avait menacé Squamish était préoccupant comme de telles zones n'avaient pas connu de forêt d'incendies majeurs.
Deux ans après un été historiquement dévastateur, le Canada est à nouveau confronté à une saison des incendies massive, des zones brûlées dépassant déjà les moyennes du début de l'année par rapport aux dernières années.
Plus de 220 incendies actifs ont brûlé à travers le pays lundi, avec 90 d'entre eux considérés comme hors de contrôle.
Près de quatre millions d'hectares (15 400 milles carrés) ont déjà été consommés par des flammes, une zone légèrement plus petite que la Suisse.
À l'est de Squamish, dans la région des Prairies du Canada, quelque 10 000 personnes qui avaient été condamnées à évacuer ont été autorisées à rentrer chez elles vendredi, alors que les menaces d'incendie se détendaient en raison de conditions météorologiques favorables.
Mais les responsables canadiens ont averti que le pays est confronté à un risque accru de feu de forêt tout au long de l'été, avec des températures plus élevées que la normale attendues dans de nombreuses régions.
Ces dernières années, le Canada a connu un réchauffement au moins deux fois plus vite que le reste du globe.
Lié au changement climatique induit par l'homme, la hausse des températures entraîne une réduction de la neige, des hivers plus courts et plus doux, et des conditions d'été antérieures qui favorisent les incendies, selon les experts.
Les incendies de forêt du Canada sont souvent lancés accidentellement par les humains, mais sont parfois enflammés par des coups de foudre.


