Des scientifiques de l’Université de Stanford ont exploré les mécanismes à l’origine de sensations telles que la « tiraillement » provoquée par les nettoyants et la « douceur » provoquée par les hydratants. Leurs découvertes, qui mettent en corrélation l’activité neuronale avec les commentaires des utilisateurs de milliers de femmes, offrent un cadre clair pour comprendre les processus neuronaux biomécaniques derrière les expériences de traitements cutanés.
De nouvelles recherches dévoilent la science derrière les sensations cutanées causées par les nettoyants et les hydratants. En étudiant les couches de la peau, les voies neuronales et les commentaires des utilisateurs, les scientifiques fournissent une compréhension globale des processus biomécaniques qui conduisent à ces expériences subjectives.
Beaucoup ont ressenti la sensation de « tiraillement » de certains nettoyants et de « douceur » de crèmes hydratantes. Reinhold H. Dauskardt, professeur Ruth G. et William K. Bowes au Département de science et d’ingénierie des matériaux de Stanford, et son équipe ont cherché à découvrir la science derrière ces sensations. Ils ont utilisé des tests biomécaniques in vitro, une modélisation informatique de la stimulation neuronale et ont recueilli les auto-évaluations de milliers de participants pour en découvrir les subtilités.
Comprendre les voies neuronales
Lorsqu’un traitement topique est appliqué, il modifie des couches spécifiques de la peau. Ceci, à son tour, déclenche les mécanorécepteurs cutanés, qui envoient des données aux neurones de type I (SAI) à adaptation lente, puis au système nerveux central. Les facteurs à l’origine de telles réponses neuronales comprennent l’effet contractuel des nettoyants asséchants sur la couche cornée, la couche la plus externe de la peau. De même, l’application de lotions ou crèmes peut provoquer un gonflement de cette couche.
Principales conclusions et implications
La recherche a révélé un lien significatif entre le stress physique observé dans la couche cornée, qu’il soit dû au séchage ou à l’hydratation post-nettoyage, et l’activité des neurones situés beaucoup plus profondément dans la peau, près de la jonction dermo-épidermique. Leur modèle de stimulation neuronale a encore solidifié ce lien. Les prédictions du modèle concernant les taux d’activation des neurones SAI dans la peau pleine épaisseur étaient conformes aux commentaires sur la « tiraillement » issus d’enquêtes menées auprès de 2 000 femmes en France et de 720 femmes en Chine. Notamment, ces sensations ont été signalées même 12 heures après l’application dans certains cas.
Selon les auteurs, cette recherche fournit un cadre complet pour comprendre le mécanisme d’activation neuronale biomécanique qui détermine les expériences subjectives des traitements cutanés topiques.
Pour en savoir plus sur cette recherche, voir Sensational Science : Pourquoi notre peau se sent « tiraillée » après avoir utilisé un nettoyant pour le visage.


