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La mousse de vieux matelas et éponges peut désormais être recyclée en toute sécurité sans produits chimiques toxiques

La mousse de vieux matelas et éponges peut désormais être recyclée en toute sécurité sans produits chimiques toxiques

Des chercheurs de l'Université de Twente ont développé une méthode pour recycler la mousse de polyuréthane à partir de matelas et de meubles ainsi que des éponges ménagères. Ils l'ont fait en toute sécurité, sans utiliser de produits chimiques toxiques. La découverte offre une solution circulaire pour des millions de tonnes de déchets difficiles à recycler.

Le polyuréthane (PUR), la mousse trouvée dans les matelas, les meubles et d'innombrables autres produits, se retrouve généralement dans des décharges ou est incinérée après utilisation car elle est rarement réutilisable. Jusqu'à présent, seules des parties de la mousse pouvaient être récupérées, ou une substance hautement toxique était nécessaire pour récupérer les éléments constitutifs.

« Pendant longtemps, l'utilisation du phosgène, une substance mortelle, était le seul moyen de se séparer de cette mousse », explique Jurriaan Huskens, chef de projet de l'étude. « C'est tout simplement inacceptable si vous voulez vraiment utiliser le recyclage à grande échelle. »

Le document est publié dans la revue Chimie verte.

Des matelas aux semelles sportives

Les Twente chercheurs ont maintenant trouvé un moyen de démonter complètement la mousse dans les éléments constitutifs d'origine, sans produits chimiques dangereux. Avec un composé relativement sûr et respectueux de l'environnement, la mousse est efficacement décomposée en matières premières utilisables, qui à leur tour peuvent servir de base à une nouvelle mousse.

« Nous montrons que vous pouvez récupérer à la fois la partie douce et la partie difficile de la mousse », ajoute Jean-Paul Lange. « Cela permet à la première fois de rendre Pur vraiment circulaire. »

Il a été constaté que la méthode fonctionne sur divers types de mousse, des matelas et des meubles aux semelles sportives et aux applications médicales. Cette large applicabilité augmente les chances que la technologie soit rapidement adoptée par l'industrie. « C'est ce qui rend cette découverte si puissante », explique Ph.D. Étudiant Ege Hosgor, premier auteur de l'étude. « Nous n'avons pas utilisé de mousse artificiellement pure dans le laboratoire, mais juste de la mousse telle qu'elle est trouvée dans les produits du monde réel. »

Vers un avenir circulaire

Cette approche est un grand pas vers une économie circulaire pour les plastiques et réduira considérablement les déchets. Les chercheurs veulent désormais développer et développer davantage la méthode afin que le recyclage à l'échelle industrielle devienne possible.

« La grande chose est que ce processus est non seulement plus sûr, mais offre également une véritable solution pour les millions de tonnes de mousse qui sont jetées dans le monde », explique Huskens.

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