La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a récemment déclaré la levée des sanctions contre trois pays dirigés par la junte : le Mali, le Niger et le Burkina Faso et cherche activement à ce qu’ils rejoignent ses rangs. Cette nouvelle suscitera sûrement un examen minutieux de l’efficacité et des perspectives d’avenir du bloc de 15 pays de la CEDEAO.
Même si la CEDEAO constitue la principale autorité politique et économique de l’Afrique de l’Ouest, sa pertinence continue est minée par son incapacité à résoudre les problèmes fondamentaux de la région : l’extrémisme islamique et la pauvreté. Dans une région où l’extraction des ressources profite à l’élite plutôt qu’au peuple, la CEDEAO a eu du mal à réaliser des progrès significatifs. Son incapacité à empêcher neuf coups d’État régionaux depuis 2020, dont les récents au Mali, au Niger et au Burkina Faso, souligne ces défis.


