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Des scientifiques découvrent qu’un type mystérieux de graisse reprogramme la mémoire des cellules immunitaires innées

SciTechDaily

Les chercheurs ont découvert une relation significative entre les sphingolipides et la mémoire des cellules immunitaires innées. Cette découverte ouvre de nouvelles possibilités de traitement pour les maladies où le système immunitaire est trop actif, comme les maladies auto-immunes et les maladies cardiovasculaires. L’équipe a découvert que la manipulation des sphingolipides dans les cellules immunitaires peut inhiber ou stimuler leur mémoire, la protéine acide céramidase jouant un rôle central dans ce processus. Cette avancée suggère de nouvelles approches thérapeutiques pour équilibrer la réponse immunitaire. Crédit : Issues.fr.com

Des chercheurs du centre médical de l’université Radboud ont découvert un lien fascinant entre les sphingolipides, un type mystérieux de graisse nommé d’après le « Sphinx », et la mémoire des cellules du système immunitaire inné. Cette découverte ouvre des possibilités passionnantes pour créer de nouveaux traitements pour toute une série de maladies, telles que les maladies auto-immunes, le cancer, les maladies cardiovasculaires et dans le domaine de la transplantation d’organes. Les détails de cette avancée sont détaillés dans une publication dans Rapports de cellules.

Le système immunitaire inné, crucial pour la défense contre les infections, joue un rôle clé dans diverses maladies impliquant le système immunitaire. Les chercheurs ont démontré que les sphingolipides peuvent reprogrammer la mémoire des cellules immunitaires innées, offrant ainsi de nouvelles possibilités de traitement.

La mémoire des cellules immunitaires innées, également appelées immunité entraînée, permet à ces cellules de réagir plus fort et plus rapidement lors d’infections récurrentes, une capacité vitale. Cependant, dans les maladies où le système immunitaire inné est trop réactif, comme les maladies auto-immunes, les maladies cardiovasculaires et les transplantations d’organes, cela peut avoir des effets néfastes. Comprendre les mécanismes moléculaires derrière cette « mémoire » est essentiel pour développer de nouveaux traitements contre ces maladies.

Manipuler la mémoire immunitaire innée avec les graisses

Une équipe de recherche internationale dirigée par Raphaël Duivenvoorden et le chercheur Nils Rother a découvert que les sphingolipides jouent un rôle crucial dans la régulation de l’immunité entraînée. En utilisant des nanoparticules contenant des sphingolipides, ils ont démontré que ces graisses déterminent l’induction d’une immunité entraînée.

Certains sphingolipides inhibaient la mémoire, tandis que d’autres la stimulaient. Ce qui rend cette découverte encore plus remarquable, c’est que l’inhibition de la protéine acide la céramidase, qui régule le métabolisme des sphingolipides dans les cellules, a eu l’effet le plus puissant sur la suppression de l’immunité entraînée. Rother déclare : « En inhibant la céramidase acide, nous pouvons supprimer complètement l’activation de l’immunité entraînée. »

Une nouvelle cible de traitement

Ces résultats fournissent de nouvelles informations sur la manière dont l’immunité entraînée est régulée et offrent une nouvelle cible pour le développement de traitements pour les maladies impliquant l’immunité entraînée. La manipulation de l’équilibre des sphingolipides dans les cellules immunitaires innées ouvre de nouvelles possibilités pour développer des thérapies capables de rétablir l’équilibre entre une défense efficace et une réponse hyperactive.

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