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Un sénateur veut punir d’un an de prison et 45 000 euros la diffusion de photos ou vidéos de forces de l’ordre


Ceci n’est pas une blague. En pleine polémique sur les violences policières contre les manifestants, le sénateur Jean-Pierre Grand souhaite punir de 15 000 euros toute personne qui prendrait en photo ou vidéo un policier.

Un amendement proposé par le sénateur Grand propose de modifier la loi de 1881 sur la liberté de la presse afin d’interdire la diffusion de photos ou de vidéos de policiers, militaires ou douaniers.

 «Lorsqu’elle est réalisée sans l’accord de l’intéressé, la diffusion, par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support, de l’image des fonctionnaires de la police nationale, de militaires ou d’agents des douanes est punie de 15 000 euros d’amende.»

«A l’occasion de mouvements sociaux comme celui des gilets jaunes, les forces de l’ordre ont été régulièrement filmées par des manifestants dans le cadre de leur opération de maintien de l’ordre. Ainsi de nombreuses images de policiers ont été diffusées sur les réseaux sociaux, les rendant facilement identifiables et donc potentiellement des cibles avec leur famille (conjoint et enfants).»

Le même sénateur propose un autre amendement cette fois visant à modifier l’article 226-1 du code pénal, pour interdire les images et enregistrements des forces de l’ordre, sous peine d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

Ces mesures interviennent au moment où les violences policières contre les manifestants, grévistes ou gilets jaunes se multiplient et provoquent l’indignation des internautes. Dans un même temps, plusieurs syndicats de police indiquent qu’un certain nombre de policiers ont reçu à leur domicile des menaces dans leur boîte aux lettres.

Cet proposition d’un sénateur sonne comme une énième tentative de restreindre les droits des citoyens. Pour beaucoup d’internautes, cet amendement illustre cette fracture toujours plus importante entre une élite complètement coupée de la base et une crise de confiance de la population envers les institutions.

De nombreuses personnalités publiques ont réagi en évoquant la « fin de l’Etat de droit » ou encore un amendement « indigne d’une République démocratique » .

Écrit par La Rédaction Issues

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