Des agents de la BAC filmés en train de lyncher Sofiane, 21 ans, sous un porche aux Ulis

Sofiane, 21 ans, a été violemment frappé par plusieurs agents de la Brigade anti-Criminalité aux Ulis dans l’Essonne. Le 24 mars 2020, ce livreur Amazon venait de quitter le domicile de son père pour se rendre à son travail lorsqu’il a croisé des policiers. Il a tenté de fuir car il avait oublié son certificat de sortie. Les agents l’ont rattrapé puis l’ont violemment frappé en dessous d’un porche, à l’abris des regards.

Plusieurs habitants du quartier ont filmé la scène. On peut voir le jeune homme qui n’émet aucune résistance lors de son interpellation. Mais au lieu d’être amené dans une voiture pour être conduit au commissariat, les policiers ont profité du peu de passage dans les rues pour frapper le jeune homme sous un porche. Un véritable lynchage de la part d’agents de la BAC en roue libre depuis plusieurs semaines.

« On ne peut pas laisser passer ça, on ne peut pas accepter cette violence », explique la mère de Sofiane en colère.

La mère de famille et son fils ont d’ailleurs été verbalisés alors qu’ils se rendaient à l’hôpital pour soigner les blessures infligées par la police.

« On nous a traités comme des moins que rien » raconte-t-elle. « C’est difficile pour lui. On lui a donné 4 jours d’ITT…mais c’est surtout le traumatisme psychologique qui m’inquiète. Il revit la scène sans arrêt ».

La maman de Sofiane a décidé de porter plainte pour son fils et pour toutes les autres victimes de violences policières. Parce que Sofiane n’est pas le premier habitant à être frappé violemment par la police. De nombreux agents des forces de l’ordre dans les quartiers font appliquer le confinement par la terreur. Les habitants sont frappés dès qu’ils sont dehors sans explication.

Yassin, un autre habitant des Ulis, raconte comment il a également été frappé par des policiers alors qu’il sortait de chez lui. A nouveau, les policiers ne demandent pas les documents et amènent la victime dans un coin à l’abris des regards pour le frapper violemment.

En banlieue la colère gronde. Les violences policières se multiplient et dans le même temps, les médias continuent de diffuser les informations données par les policiers pour diaboliser les habitants des quartiers.

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