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La LREM pourrait perdre sa majorité absolue à l’Assemblée nationale après une scission du parti

La République en Marche pourrait perdre sa majorité absolue à l’Assemblée Nationale suite au départ d’une vingtaine de ses députés. Un nouveau groupe parlementaire pourrait voir le jour fin mai dans l’hémicycle.

Emmanuel Macron continue de décevoir même au sein de son parti. Quelques jours après l’éviction de Martine Wonner, député LREM, pour avoir voté contre le plan de déconfinement du gouvernement, une vingtaine de députés de la majorité vont quitter le parti.

Selon plusieurs médias, un nouveau groupe au sein de l’Assemblée Nationale nommé «Écologie, démocratie, solidarité» devrait voir le jour à la fin du mois de mai. Au total ce nouveau parti rassemblera une cinquantaine de députés. Ils souhaitent rompre avec la politique menée par le gouvernement notamment sur les questions sociales et environnementales.

Parmi les nouveaux membres, le journal Le Figaro évoque le député du Val d’Oise Aurélien Taché, Guillaume Chiche (LREM ; Deux-Sèvres), qui porte la fibre sociale au sein de l’aile gauche de la majorité. Mais aussi Matthieu Orphelin (ex-LREM ; Maine-et-Loire), l’écologiste proche de Nicolas Hulot… Et peut-être même Cédric Villani (ex-LREM ; Essonne), le mathématicien qui s’est présenté en dissidence à Paris. Aidés par l’ancienne ministre socialiste Delphine Batho (Deux-Sèvres), ils pourraient être suivis par un certain nombre de collègues moins médiatiques, comme Émilie Cariou (LREM ; Meuse), Claire Pitollat (LREM ; Bouches-du-Rhône), ou encore Fiona Lazaar (Val d’Oise).

La scission ne fait aucun doute comme l’affirme une source parlementaire :

« Tout est encore en discussion, mais ce nouveau groupe verra le jour. Reste à savoir quand, et quel sera le format ».

Le texte fondateur de ce groupe parlementaire explique vouloir « répondre à l’urgence écologique, moderniser la démocratie, (et) réduire les inégalités sociales et territoriales ».

La LREM minimise…

La République en Marche a déjà perdu 18 députés depuis sa victoire aux élections législatives cependant un départ d’une vingtaine de parlementaires provoquerait une perte de sa majorité absolue à l’Assemblée Nationale.

«Personne n’a remis sa démission», souligne l’entourage de Gilles Le Gendre, chef de la LREM au parlement. «Ce projet est évoqué depuis plusieurs semaines. Nous restons une majorité forte, d’autant plus avec nos partenaires de jeu du MoDem.»

Les responsables de la majorité craignent que ce départ massif entraîne d’autres démissions. De nombreux parlementaires partent notamment pour pouvoir exprimer plus librement leurs opinions. Les critiques sur les réseaux sociaux et sur les plateaux de télévision ont fissuré le camp de la LREM. Les parlementaires sont accusés de n’être que des “playmobils”, des pantins du gouvernement sans aucune opinion politique.

«Ce ne sera pas un groupe de déçus de LREM, nuance l’un des artisans de ce nouveau groupe. Libertés publiques, démocratie et inégalités seront nos trois piliers. On aidera la majorité quand ça va dans le bons sens, et on s’opposera quand on sera en désaccord. Notre but est de renouer avec les fondamentaux de la campagne de 2017.» 

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