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Près de 200 policiers rassemblés après la condamnation d’un de leur collègue pour violences sur une gilet jaune sexagénaire


A Strasbourg, 200 policiers se sont rassemblés ce mercredi 24 juin pour dénoncer la peine de prison avec sursis d’un de leur collègue. Ce dernier avait violemment frappé une manifestante sexagénaire lors d’un rassemblement de gilets jaunes.

La manifestante présente lors d’un rassemblement gilet jaune avait été matraquée au sol par un policier alors qu’il « n’était pas menacé directement ou personnellement par un manifestant ou par la victime » a révélé le rapport de la délégation de Metz de l’inspection générale de la police nationale (IGPN).

La victime âgée de 62 ans a eu une dizaine de points de suture à l’arrière de la tête. Le procureur du tribunal correctionnel de Strasbourg,Alexandre Chevrier, a dénoncé « une violence totalement disproportionnée ».

Des policiers remettent en cause la Justice ?

Devant l’hôtel de police de Strasbourg, des policiers ont déposé symboliquement leur matraque dans un carton pour signifier qu’ils rendent leurs armes. Le groupe de manifestants a ensuite marché vers l’hôtel du Préfet.

Selon le média DNA, les policiers entendaient remettre une lettre à Josiane Chevalier, préfète du Bas-Rhin, dans laquelle ils « déplorent à mots couverts la sévérité de la condamnation » de leur collègue. Une délégation a été reçue par la Préfète.

La multiplication des manifestations policières inquiètent les observateurs soucieux de la séparation des pouvoirs.

« Quand une police veut s’emparer du pouvoir dans le silence institutionnel, rien de bon pour la démocratie ! … », écrit sur Twitter l’ancien magistrat Albert Lévy.

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Écrit par La Rédaction Issues

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