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Emmanuel Macron “n’adore pas le mot pénibilité” : la petite phrase ne passe pas | VIDÉO

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Emmanuel Macron Pénibilité
Emmanuel Macron à Rodez le 3 octobre (ERIC CABANIS / POOL / AFP)

Emmanuel Macron était à Rodez pour la première concertation citoyenne afin d’échanger sur la nouvelle réforme des retraites. Le président de la République a de nouveau fait grincer des dents en déclarant ne pas apprécier le mot « pénibilité ».

Pendant 3 heures, Emmanuel Macron a répondu aux questions de citoyens inquiets du nouveau régime des retraites. Le chef de l’Etat a été plutôt à l’aise face aux questionneurs mais à fait tiquer les internautes dans un extrait posté sur son compte Twitter.

“Moi je n’adore pas le mot de ‘pénibilité’, parce que ça donne le sentiment que le travail c’est pénible.”

Une phrase qui a été critiquée par les twittos qui l’ont accusé de n’avoir jamais travaillé ou de ne pas connaître la « pénibilité » au travail que vivent les français.

L’extrait d’Emmanuel Macron a provoqué de nombreuses réactions comme celle de l’ex-inspecteur du travail Gérard Filoche qui a rappelé les effets du travail sur la santé.

Ou  du cheminot Anasse Kazib, de Sud-Rail :

D’autres ont carrément accusé Emmanuel Macron de n’avoir jamais travaillé. Sa phrase reflétant une méconnaissance totale des difficultés quotidiennes des français au travail.

Malgré les critiques, Emmanuel Macron a tout de même promis de prendre en considération la « pénibilité » au travail.

 “Il y a des conditions de travail qui ne sont pas les mêmes. Il y a des risques au travail qui ne sont pas les mêmes. Quand on travaille de nuit, ce n’est pas pareil, quand on est exposé à des risques chimiques […] il est normal qu’on puisse prendre sa retraite plus tôt. Mais ça ce sera fait au cas par cas.”

Une phrase fâcheuse donc pour de nombreux français qui sont de plus en plus nombreux à prendre des arrêts de travail suite à des dépressions ou des burn-out. Une préoccupation pour le gouvernement Macron qui a récemment annoncé vouloir lutter contre les « abus ».

«En trois ans, le nombre de journées indemnisées est passé de 11 à 12 par an et par salarié du privé. C’est comme si notre pays avait instauré un jour de congé supplémentaire!» dénonçait le premier ministre il y a un an. «15% des arrêts de travail sont des abus», confortait Agnès Buzyn, la ministre de la Santé.

Emmanuel Macron comme son gouvernement semblent complètement déconnectés du quotidien des français. A l’instar de la détresse des gilets jaunes qui a explosé au milieu du quinquennat, le pouvoir semble ne pas comprendre la situation des travailleurs français épuisés par la pression et les conditions de travail.



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Écrit par La Rédaction Issues

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