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Les syndicats de soignants retenus par des policiers pendant la visite de Jean Castex à l’hôpital de Brest

Les représentants des personnels hospitaliers de l’hôpital de Brest ont été escortés et retenus pendant deux heures dans leurs locaux lors de la visite de Jean Castex. Le syndicat SUD a déposé une plainte pour entrave à la liberté de circulation.

France Bleu révèle que la visite vendredi matin du Premier Ministre au CHRU de Brest s’est transformée en démonstration autoritaire. Dès 8 heures du matin, soit trois quarts d’heure avant l’arrivée de Jean Castex, des policiers des Renseignements Territoriaux et un agent du service de sécurité de Matignon ont escorté et confiné les syndicalistes dans leurs locaux pendant deux heures.

“Pour s’assurer la coopération de la douzaine de syndicalistes, une rencontre avec le Premier Ministre leur a été promise. Mais lorsqu’ils sont enfin autorisés à sortir, peu après 10 heures, ils ne peuvent qu’apercevoir de loin les officiels s’engouffrer dans les voitures”, écrit France Bleu.

Les représentants des soignants souhaitaient échanger avec Jean Castex pour évoquer des “difficultés rencontrées par le personnel, la dégradation des conditions de travail ou la situation des exclus du Ségur de la santé”. Mais le Premier Ministre avait déjà filé lorsqu’ils ont été libérés par les services de Matignon.

“On avait accepté toutes les conditions du service de sécurité de Matignon, on a été manipulés, c’est absolument inacceptable” s’indigne Thomas Bourhis, le secrétaire général de la CGT au CHRU de Brest. 

Les syndicats dénoncent une opération de communication

Le Premier ministre a pu se promener dans les couleurs de l”hôpital de la Cavale Blanche à Brest sans rencontrer aucune opposition des travailleurs, leurs représentants étant retenus.

Dans un communiqué, l’Union des syndicats de la santé et de l’action sociale du Finistère (USD29) et la CGT du CHRU de Brest ont dénoncé une “mascarade” et brocardent “une opération de communication qui consiste à parader dans les services du CHRU sans prendre en compte les difficultés rencontrées par le personnel.”

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