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En banlieue, des policiers font respecter le confinement par les coups et les insultes racistes


Capture d'écran compte Twitter @T_Bouhafs

Les mesures de confinement pour stopper la propagation du virus ont du mal à être appliquées dans les quatre coins de la France. De nombreuses images de rues de Paris, Nice ou encore La Rochelle toujours aussi empruntées par les habitants circulent sur les réseaux sociaux. Mais si dans ces villes on met juste des amendes afin de faire respecter les nouvelles règles, en banlieue, la police semble agir d’une autre manière.

De nombreuses vidéos de violences policières circulent actuellement sur Twitter, Snapchat ou encore Instagram. Des adolescents sont frappés par des policiers pour la simple raison qu’ils n’ont pas de dérogation pour être dans la rue.

A Torcy, les habitants ont filmé les nombreuses violences contre un adolescent. Sur les images, on peut entendre un jeune homme crier de douleur en bas de chez lui. Selon le journaliste Taha Bouhafs, qui a publié les vidéos sur son compte Twitter, les policiers auraient fait preuve d’une extrême violence en faisant un plaquage ventral et une clé d’étranglement.

Face à la colère des citoyens qui ont dénoncé ces abus de pouvoir, les policiers ont préféré menacer les habitants du quartier tout en proférant des insultes racistes et homophobes.

On peut clairement entendre le policier crier :

« Espèce de tafiole t’as qu’une grande gueule ! » « Rentre dans ton pays sale baltringue » « On a pas la même notion de la nationalité »

D’autres vidéos publiées par des internautes et relayées par Taha Bouhafs montrent des violences policières dans la banlieue sud de Paris. A Villeneuve-Saint-Georges, Grigny et à Ivry, des adolescents sont violemment frappés et laissés au sol par les policiers. Un policier renverse même volontairement un jeune homme qui n’opposait aucune résistance.

En Seine-St-Denis, à Aubervilliers, ainsi que dans d’autres quartiers, les vidéos de violences contre les habitants se multiplient sur Internet.

Pendant ce temps, dans d’autres quartiers de Paris, beaucoup plus riches, la police ne réagit pas malgré le non respect du confinement. Près du Trocadéro, sur les Quai de Seine ou encore à Boulogne, les français peuvent continuer à se promener sans avoir peur d’être frappés par la police. Un deux poids deux mesures que les associations contre les violences policières dénoncent depuis de nombreuses années.

Face à toutes ces violences, le journaliste Taha Bouhafs appelle les victimes de violences policières à le contacter.

Écrit par La Rédaction Issues

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