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A Paris, la police arrête et violente des journalistes


Crédit photo / Imprimer écran de vidéo Taha 📷 @MTGphotographe

La manifestation contre la réforme des retraites a été de nouveau accompagnée de violences policières. De nombreuses vidéos montrent des policiers frapper des manifestants et arrêter des journalistes.

Les médias semblent avoir été ciblés par les forces de police comme le montrent plusieurs vidéos où l’ont voit des reporters se faire arrêter par la police parfois violemment.

LinePress, La Meute Photo ou encore Brut ont signalé l’arrestation de JRI. La raison souvent évoquée est le port d’un masque à gaz, élément essentiel de ces journalistes sur le terrain, pour filmer les heurts dans les rassemblements.

Pour certains internautes, cette nouvelle directive de la police, qui présente le masque à gaz comme une arme de guerre, permet aux forces de l’ordre d’empêcher les journalistes de filmer les violences policières.

Nicolas Chapuis, journaliste reporter chez Le Monde, chargé de la rubrique police, a dénoncé ces nouvelles méthodes policières sur Twitter. Le Syndicat Indépendant des Commissaires de Police a rapidement pris la défense des forces de l’ordre appelant les journalistes à se désolidariser et à quitter les lieux.

Ces derniers mois, la tension est montée d’un cran entre journalistes et syndicats de police. Les arrestations répétées de Gaspard Glanz ou de Taha Bouhafs dans l’exercice de leur fonction ont mis l’accent sur un problème de plus en plus présent : la liberté d’information dans les manifestations.

Le collectif “Reporters en Colère” (REC) a dénoncé à plusieurs reprises les violences que subissent les journalistes. Le 7 décembre, REC faisait état de 27 journalistes blessés en grande partie à cause des tirs de grenades lacrymogènes ou de désencerclement de la police.


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Écrit par La Rédaction Issues

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